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Queenie
Invité

[Créations diverses] La Galerie de Queenie

le Ven 17 Juin 2016 - 18:13


Dernière édition par Tylda le Jeu 20 Juil 2017 - 11:56, édité 1 fois
Rappel du premier message :


Bienvenue sur ma galerie. Ici, je poste mes créations sur les Sims 4 mais également des textes.
Vous pouvez, justement, retrouver l'avancée de mon histoire juste ici :

Chapitre 1 - pas de modification depuis la page 5
Spoiler:

Stirn
14 Juin 1506, Château de l'Aube, Manes

–  Je pense que ce sera tout pour aujourd'hui.

Ma voix est dénuée de chaleur et mon ton et sec. Je n'ai jamais aimé participer aux conseils du royaume en l'absence de mon époux. Les hommes présents dans la salle me vouent une haine sans égale et si je n'ai pas peur d'eux, je me sens tout de même mal à l'aise à leur côtés.
La pièce est éclairée de bougies. Les fenêtres ne nous offrent que la clarté de la lune : cela fait maintenant quatre heures que le conseil a débuté et la Capitale est déjà endormie.
Je suis installée sur le trône du Roi, comme toutes fois où c'est moi et uniquement moi qui préside l'Assemblée. Autour de la longue table en chêne, les conseillers se lèvent. Le bruit du frottement de leurs sièges contre le sol humide m'insupporte. Si le Roi avait été présent, ces hommes seraient sortis de la salle silencieusement après lui avoir accordé une humble révérence. Aujourd'hui, ils se contentent de s'abaisser rapidement devant moi et de sortir sans un mot de plus.

Je rejoint donc mes appartements sans prendre la peine d'adresser la parole à mes dames de compagnie qui me suivent au pas de course dans les couloirs du château de l'Aube.
Je suis exténuée par cette journée. Ce matin, alors que j'étais toujours dans mon lit, un message est arrivé du front. La lettre venait de mon mari. J'aime son écriture et la façon dont il m'écrit : bien que grand nombre de ses actes soient moralement douteux, il m'écrira toujours de sa propre main, manière chevaleresque d'un homme à son épouse.
Mais le contenu du message avait tout pour me déplaire. Son armée a perdu deux batailles consécutives et il ne pouvait m'assurer son retour avant le mois de Janvier prochain. Ce qui signifie donc que mon rôle de régente n'est pas prêt d'être terminé avant de longs mois.

Je laisse mes femmes de chambre me dévêtir et leur demande de sortir. Avant de me glisser sous les draps, je me pose devant la fenêtre de ma tour. Au loin, j'ai beaucoup de mal à distinguer la ligne d'horizon. J'ai entendu les servantes discuter de mon comportement. Ces idiotes s'imaginent que j'attends le retour du Roi. Notre couple produit un effet ridiculement romantique sur les jeunes femmes du pays. Toutes s'imaginent vivre l'idylle de la même manière que leurs monarques... Quel amour ? Quelle idylle ? Je n'ai jamais rien ressenti.
Ce que je guette, ce n'est ni le levé du jour, ni mon époux. J'attends mon heure, voilà tout. Mon regard est porté à l'Ouest, sur la Terre lointaine où j'ai grandi : Idonis. À chaque fois que je suis face à cette direction, je fini par fermer les yeux. Et je repense aux événements qui ont changé ma vie.

Il fut un temps où je me croyais libre.
J'ai vécu les treize premières années de ma vie en paix. Je vivais dans la partie Sud d'Idonis, mon Île. J'étais l'héritière de la famille la plus riche qu'il soit : et pour cause, puis-ce que j'ai un jour été la fille de la Gouvernante du pays. Ma mère s'appelait Ema. Elle ne possédait pas le titre de Reine, car dans notre religion, la seule divinité qui existe est notre Déesse. Alors ma mère dirigeait le pays selon Ses volontés, sans abuser de ses pouvoirs. Notre famille était la famille de la Gouvernance depuis la nuit des temps. J'aurai du faire de même. J'aurai du devenir la Gouvernante à mon tour, et léguer mon statut à ma fille.

En 1484, le vent a tourné et mon destin a changé.

Je me souviens bien du jour où l'armée d'Azaga, ce pays étranger dont je ne connaissais rien, est rentrée dans Agen. Je me trouvais dans la même position qu'aujourd'hui : dans ma chambre, regardant par la fenêtre.
Je n'avais vu ni ma mère, ni mon père depuis des jours. Mes femmes de chambre ne voulaient pas que je sorte dans les jardins : j'étais recluse dans ma chambre. Déjà à l'époque, j'aimais observer le monde s'éveiller au delà de ma fenêtre. Comme je n'avais rien à faire, je lisais tranquillement durant de longues nuits, et le jour, je guettais les environs, je regardais femmes et hommes déambuler dans les rues de ma ville pour aller travailler.
Ce jour là, quand j'ai posé mon livre et relevé la tête, il y avait des affrontements dans le port. Des centaines – non, des milliers d'hommes armés semblaient se battre. Je cherchais à voir plus de choses, mais une épaisse fumée m'en empêchait. Comment tous ces hommes, habillés si étrangement, aux armes si différentes des nôtres, avaient-ils pu débarquer sur mon Île, dans notre havre de paix et de tranquillité ?
Je ne sais pas comment je me sentais. Je pense qu'à l'époque, je ne le savais pas non plus. Le seul sentiment dont je me souviens, c'était ma curiosité débordante. Avais-je peur ? Étais-je confiante ?
Si les hommes avaient envahi le port, ils étaient forcément venus par bateau. Dehors, des gens hurlaient. Les bruits d'horreur me paraissaient bien proches. Était-il possible que d'autres hommes armés avaient pénétré la ville ?
Ma nourrice m'informa que ma mère allait venir me voir et que je n'avais pas le droit de sortir. C'est seulement après l'avoir supplié de m'en dire plus que la vieille femme me dit ce qu'elle savait.

– J'ai entendu les domestiques en parler entre eux. Ils disent que deux armées différentes ont pénétré le pays. Les Deux Grandes, précisa t-elle.

Je ne savais pas grand choses des deux grandes puissances voisines, Stirn et Azaga. Jamais aucun étranger n'avait franchi nos frontières. Jamais personne ne s'était intéressé à nous. Nous vivions seuls, nous vivions très bien sans eux.

– Que veulent t-ils ?

– Je ne sais pas, me répondit-elle. Je sais seulement que l'armée qui a envahi Agen s'appelle A.. Aza.. Enfin, que les deux armées se sont séparé la moitié du pays. À l'heure qu'il est, l'autre Île doit être en train d'envahir le Nord.

Je suis restée dans ma chambre pendant des heures, silencieuse. Les bruits de combat étaient de plus en plus net. La fumée avait pénétré par les barreaux de ma chambre et je ne pouvais m'arrêter de tousser.

La porte a fini par s'ouvrir. Ma mère pénétra dans la pièce et, d'un signe de tête, fit sortir les femmes de chambre paniquées qui pleuraient silencieusement dans mes appartements.

– Ma fille. Approche-toi.

Elle me prit dans ses bras. Je me souviens qu'elle possédait un parfum particulier, une fragrance différente de celles de chez moi. Hommes et femmes d'Idonis possédaient tous la peau claire, les cheveux noirs et les yeux verts. Ils étaient beaux. Ma mère était belle. Voilà ce que je me disais à cet instant.

– Mère ?

– Nous n'avons pas beaucoup de temps. Ma chère Cerra, nous allons devoir nous quitter. Je suis désolé, terriblement désolé. Des hommes armés arrivent d'un autre pays et viennent pour conquérir toute notre Île. Ce sont des barbares. Ils torturent, tuent et prennent des prisonniers.

– Notre armée pourrait peut-être les vaincre ?

– La moitié de nos hommes sont déjà morts. Ils se rapprochent. J'ai passé les deux derniers jours dans la chapelle. La Déesse entend toutes les prières, mais n'a pas répondu à mon appel. Cet obstacle, c'est elle qui nous l'envoie.

– Pourquoi nous ferait-elle ça ? Pourquoi venir nous tuer ?

Elle s'est approchée de la fenêtre à son tour. Je remarquais qu'elle ne tremblait pas : ma mère ne tremblait jamais. Elle se tenait droite et semblait sûre d'elle. Sa voix était calme. Son attitude rassurante me trompait : je croyais qu'elle détenait une solution pour que nous puissions continuer à vivre unis, elle, mon père et moi.

– Nous n'avons plus beaucoup de temps, répéta t-elle. Écoute moi bien. Un cheval t'attend aux écuries. Ton père voyagera avec toi, et ce sera tout. Nous ne pouvons pas nous permettre d'augmenter le nombre de voyageurs, vous vous ferriez repérer.

– Pour-...

– Tu écoutera ton père quoi qu'il arrive. Si il vient à mourir, tu continuera seule. Tu es bonne cavalière : promet moi d'être rapide et toujours silencieuse. Ne parle à personne en chemin. Ne révèle pas ta vraie identité.

– Pour aller où, Mère ?

À l'époque déjà, j'étais plus petite que la moyenne des femmes d'Idonis. Elle s'agenouilla près de moi et caressa mon visage du bout de son index. Ses yeux habituellement remplis de tendresse étaient désormais remplis de larmes qui n'osaient franchir ses paupières pour glisser le long de ses joues. Ou peut-être étaient-ce les flammes de la cheminé qui les faisaient briller autant ?

– Ton père t'expliquera tout. Tu dois partir maintenant. Ton père portera ton bagage – trois robes seulement, nous ne pouvons pas nous permettre plus. Promet moi de ne pas m'oublier et de ne pas perdre ta foi, quelques soient les événements à venir. Je t'aime.

Elle avait toujours été pleine de bienveillance envers moi, mais elle ne m'avait jamais dit ouvertement qu'elle m'aimait.
Démunie, je la regardais sortir de la pièce. J'étais totalement paralysée par la peur de l'inconnu, par la suite des événements. Ses mots se bousculaient dans ma tête, j'essayais de les rendre plus clairs, je voulais comprendre.

– Vite, me dit elle après avoir ouvert la porte.

Je jeta un dernier regard vers l'armée d'Azaga. Je n'avais plus le temps de rester là. Quelque soit le danger, je compris que désormais, je devais agir.
Je franchi la porte, attendant sur le seuil avec ma Mère. Ses yeux ne brillaient plus. Avait-elle refoulé ses larmes où leur éclat du aux flammes avait-il disparu ?

– Aux écuries. Prend ça.

Elle décrocha le collier qui ne quittait jamais son cou : une ficelle brodée d'or sur laquelle était accroché une pierre blanche. Puis je me suis élancée dans le couloir en direction des escaliers. Alors que je descendais les premières marches, j'entendis sa voix appeler mon nom.

Je ne la voyais plus, j'imagine qu'elle était toujours au seuil de ma porte. En fait, je ne faisais pas attention à ce genre de détails à l'époque. J'étais certaine de la revoir dans un futur proche.
Je ne la voyais pas, mais je sentais sa présence.

– Ce n'est pas de ta faute. N'oublie jamais ça.

J'ai attendu une éternité sur les marches d'escalier, jusqu'à ce que je sois sûre qu'elle était partie.
Puis j'ai repris mon chemin, sans me rendre compte que c'était la dernière fois que j'entendais sa voix.

Quand je rouvre les yeux, les flammes des bougies de ma chambre se sont éteintes. Mon esprit est tout aussi fatigué que mon corps, et je déteste ne pas y voir clair. Je me dirige doucement vers mon lit puis me glisse sous les draps. Une fois protégée par l'épaisse couche de tissus recouvrant ma peau, je me laisse allée au sommeil en gardant entre mes doigts le collier accroché autour de mon cou.

Chapitre 2 - tout juste modifié.
J'ai nuancé les propos de mon héroïne suite aux conseils de Lady et de Rope', merci !
Spoiler:

Stirn
23 Juin 1506, Palais d'été, Apas
Cela fait dix-huit ans maintenant que je me rend à Apas pour fêter la nouvelle saison.
Le Palais d'été est magnifique. Il s'agit certainement de ma demeure favorite. Sa construction a débuté il y a vingt et un an, lors de mon arrivée dans mon nouveau pays. Mon époux rentrait d'Idonis victorieux et plus riche que jamais. Il savait que sans moi et l'accord qu'il passa avec ma mère, il n'aurait jamais gagné la guerre. Alors que je cherchais à être la plus distante possible de mon nouveau mari, lui, voulait me prouver qu'il était digne de confiance et pouvait être un bon époux.

Il me remercia donc en faisant construire ce qu'il voulait être le château le plus magnifique au monde. Edmond disait à qui voulait l'entendre que le Palais allait être à l'image de ma beauté et de ma lignée. J'étais jeune et intimidée, je ne voulais pas de son affection ni de l'attention qu'il me portait. En l'épousant, je pensais vivre en sécurité dans un donjon où je n'aurais jamais l'occasion de sortir. C'est ce que j'aurai préféré.

Il le fit ériger au Sud, là où le temps est particulièrement clément en comparaison avec les fortes pluies de la Capitale.


Le trajet ne fut pas très long : Stirn est situé à mi chemin entre le Nord et le Sud et les chemins empruntés par le carrosse ne pouvaient être plus praticables. Lors de mon arrivée, le vingt et un au soir, je fus une nouvelle fois frappée par la magnificence des lieux et de l'édifice, entouré de grandes forêts de chênes centenaires et d'une rivière. Après notre mariage, Edmond la rebaptisa Cerra. La rivière de Cerra.

Le granit du château n'est pas un granit ordinaire : il est rosé, parfois rouge selon la lumière du soleil. Sa taille est telle que nous pourrions facilement y loger tous les membres de la Cour et les familles des membres du Conseils.

Fort heureusement, le Roi étant absent, je n'eus pas à emmener beaucoup de monde avec moi. Quelques dames de compagnies, mes enfants et leurs précepteurs suffisent amplement pour ces vacances de deux semaines.
Ici, je suis plus tranquille et plus reposée. Je veux profiter de mes enfants et passer du temps avec les jeunes princes et princesses.

Parfois, vivre sans le Roi à ses bons côtés.


– Mère, me dit Amédée. Pourrons-nous aller nous promener à cheval, demain ?

C'est la fin de la journée. Les garçons s'affrontent à l'épée dans jardin, Blanche est assise près d'eux en lisant. Quand à Bathilde, elle est restée alitée tout le jour durant, se plaignant de violents maux de tête, soit, comme d'habitude.

– à condition que le temps soit clément et que vous vous teniez tous tranquilles au dîner.

Je ponctue ma phrase d'un regard appuyé envers l'aîné de la fratrie, Edward. Il ressemble déjà à un homme : ses boucles brunes tombent devant ses yeux, aussi sombres que ceux de son père. Il me dépasse déjà d'une demi-tête et sa carrure pourrait être comparée à celle d'un gladiateur des temps anciens. Pourtant, son comportement n'a rien d'adulte : il aime se bagarrer avec son frère, de cinq ans son cadet, et se sent en constante rivalité avec Blanche. Malgré ses seize ans, l'héritier de la couronne agit comme si il en avait dix de moins.

Les enfants ont continué à jouer quelques temps.
J'ai rédigé des lettres tout l'après-midi, des lettres personnelles : hors de question pour moi de travailler à Apas. La majorité étaient adressées à quelques dames de la Cour qui me témoignaient une sympathie inhabituelle : là-bas, je suis respectée mais détestée par bon nombre de jeunes femmes amoureuses d'Edmond.

Juste avant de partir pour Apas, j'ai justement reçu une lettre de sa part. Elle date d'il y a trois semaines. Le messager qui me l'a fait parvenir s'est montré particulièrement rapide : d'habitude, quand je reçois un billet venant d'un pays voisin, il met au moins un mois et demi à arriver.
J'ai décidé d'emporter la lettre avec moi au Palais d'été pour la lire tête reposée et avoir plus de temps pour lui répondre.

Cerra, mon aimée,

Son écriture est magnifique. Il n'y a aucune bavure sur le papier. Je l'imagine, le jour sur le champ de bataille pour guider ses troupes et le soir en train de m'écrire, éclairé seulement par une bougie et le clair de lune. Il y a des chances pour que ce soit le cas : il est si chevaleresque, comment pourrait-il en être autrement ?

Une terrible bataille a eu lieu il y a quelques jours. Pardonnez-moi de ne pas vous en avoir informé plus tôt : d'ailleurs, je ne sais même pas quand ce message vous parviendra. Enfin, si il vous parvient...
Je suis blessé à la jambe et ne peux plus me battre. Vous, et les enfants, priez en mon nom.

Au fil de ma lecture, une boule apparaît dans mon ventre.
À Stirn tout comme à Azaga, hommes et femmes n'ont foi quand le Roi. C'est à lui nous devons nous adresser dans chacune de nos prières.
Je ne le prie pas . Le soir, juste après avoir prié auprès de la Déesse en laquelle je n'ai jamais cessé de croire, j'essaye de tout mon cœur de faire de même, en tentant désespérément de diviniser mon mari. C'est vraiment difficile. Ce n'est pas un Dieu : Edmond est un homme dont l'apparence ne surpasse pas celle des autres hommes et, même si la moitié du pays n'a pas accès à l'éducation, je suis sûre que quelque part il y a des hommes bien plus intelligents que lui.
Il est juste né au bon endroit, au bon moment, mis au monde par la bonne femme, elle même mis enceinte par le Roi. Et ça aurait pu être n'importe qui d'autre. Alors, non, mon mari n'a rien de divin.

J'ai promis de vous revenir victorieux, alors comptez sur moi pour que cela soit le cas. Je pourrais très bien rentrer et demeurer auprès de vous durant ma convalescence : c'est de loin ce que je préférerais. Mais je ne puis être de retour misérable et estropié. Priez pour moi afin que je guérisse et je pourrais rentrer. Priez pour moi, croyez en moi. J'ai besoin de vous savoir de mon côté.
Je ne peux vous en dire plus car nous repartons bientôt au combat et je dois désormais m'entraîner à marcher de nouveau.


« J'ai besoin de vous savoir de mon côté »... Je fronce les sourcils, malgré moi. Mon époux sait à quel point il a été difficile pour moi de devenir Reine en si peu de temps, mais je pensais qu'il avait confiance en moi. Visiblement, il n'est pas dupe, et il doit sûrement savoir que tous les mots doux que je lui glisse à l'oreille sont faux et surjoués.

Ne restez pas cloîtrée au château. Il ne vous arrivera rien si vous décidez de partir comme chaque année au Palais d'été. Mes gardes veilleront sur vous. Jamais l'armée de ce fou de Richard ne foulera nos terres. Enfin, tout cela, vous le savez. Vous n'avez jamais peur.

Embrassez les enfants de ma part, et dites leur que je pense à eux chaque jour. N'oubliez pas de prier.

Edmond, votre Roi et fidèle époux.

La lettre semblait être terminée, mais il a réécrit quelque chose, tout au bout du parchemin. Son écriture est moins bonne, comme si il avait du écrire rapidement avant de partir.

Je vous veux, Cerra. Je me languis de vous chaque jour. Je suis impatient de vous retrouver.

Je sens le rouge me monter aux joues et chasse cette sensation d'un geste de la main, comme si mon mari se trouvait juste derrière moi et venait de me chuchoter ces quelques mots intimes.
Edmond est un homme très étrange. Il est très différent des hommes d'Idonis. Beaucoup plus... passionné. Il s'imagine être un personnage de roman, un chevalier, un Dieu : c'est comme ça qu'il se considère, mais est-ce réellement de sa faute ? S'il avait été le Gouverneur d'Idonis, il aurait été bien plus humble. Je ne peux pas lui en vouloir d'être parfois un peu trop imbu de lui-même. Après tout, il est le Roi, et presque le Roi du monde, si il me revient après avoir gagné la guerre.

Je ne pouvais pas l'apprécier. Une fillette de 13 ans ne peut pas aimer un inconnu, un étranger arrivant mettre des chaînes à sa terre natale. C'est impossible. Une jeune adolescente ne peut rien ressentir pour un homme qui lui vole son enfance dans le lit conjugal.
Mais moi aussi, je dois être une femme étrange. Car mes sentiments envers lui, eux, le sont.

Il n'a jamais cru un mot de ce que racontait mes ennemis lorsque l'on m'accusait d'être une sorcière, venue à Manes pour diriger le pays à travers mon mari.
Il a de l'estime pour moi.
J'ai de l'estime pour un Roi. Et si il venait à mourir...

Mon époux,

Votre lettre vient seulement de m'être arrivée. Nous sommes le vingt-troisième jour du mois de Juin. Comment vous portez vous ? J'ai prié pour vous, désormais je prierai pour le rétablissement de votre blessure.
Si vous ne pouvez vous battre, ne prenez aucun risque. On dit que Richard a envoyé des troupes vers le Nord : encouragez votre armée, guidez la, et rétablissez-vous. Quand vous serez remis sur pied, vous pourrez vous battre : et avec toutes les prières que vous recevez pour votre victoire, vous allez vaincre Richard une bonne fois pour toute.

Je me suis rendue au Palais d'été avec les enfants. Je n'ai pas pris de Cour : j'ai décidé qu'il était bon pour Edward d'être seul un petit moment. Peut-être qu'ainsi, il se remettra en cause. Son égoïsme est devenu maladif et je doute qu'il fasse un bon roi en étant si narcissique. Un Dieu se doit d'être humble.

Nous allons rester quelque temps puis repartir à Manes. Rien a signaler au pays : j'estime gérer la situation du mieux que je le peux. Ce n'est pas une situation enviable. Les gens me détestent ici. Il n'y a qu'à Apas où j'ai réellement la paix. Quand vous serez victorieux et que vous serez de retour à Stirn, je cesserai de me sentir étrangère dans un pays qui est pourtant le mien.

Encore une fois, prenez soin de vous. Vous gagnerez, j'en suis certaine.
Je vous désire tout autant que vous me désirez et vous attend chez vous. Venez au plus vite m'y retrouver.

Cerra, votre épouse.

- Comment va père, mère ? Me demande Blanche.

- Il est blessé. Priez pour lui.

Amédée et Edward se retourne vers moi et me regarde. Je n'ajoute rien de plus. Qu'est-ce que je pourrais dire d'autre ? Que leur père est peut-être mort et que je peux savoir où il se trouve actuellement ?



Nous prenons notre repas dans la plus petite salle à manger. Bathilde nous a rejoints en retard, le visage sombre, la tête baissée. Je lui ai fait remarqué son retard, elle s'est excusée d'une toute petite voix et n'a rien dit depuis.

– Qu'est-ce que vous lisiez, tout à l'heure, Blanche ?

– Oh, un simple roman que j'ai trouvé dans la bibliothèque de Père. Un conte, me répond t-elle.

– Votre père et le romantisme...

Edward s'esclaffe.

– Les romans ne sont pas pour les femmes, dit-il. Ce n'est pas pour rien que très peu d'entre elles sachent lire.

– Les ignorants ne le sont pas à cause de leur genre, réplique sa sœur. Tu en es la preuve vivante.

– Garce, grince t-il.

– Taisez-vous, tous les deux. Les pauvres n'ont pas d'éducation. Vous avez ce privilège, alors ne vous disputez pas pour une stupide question de genre.

Edward regarde son assiette d'un air maussade et lève les yeux aux ciel, un tic qu'il tient de moi.

– Ne le prenez pas mal, Mère, mais Apas est bien triste sans Père. Pourquoi ne pas avoir emmené la Cour ? Je me retrouve bloqué ici, loin de tout, avec comme seule compagnie un gamin de onze ans.

Amédée, qui mangeait bruyamment depuis le début du dîner, lâche sa nourriture. Ses yeux se remplissent de larmes.

– Tu ne m'aimes pas, pleurniche t-il. Tu es méchant. Je n'ai rien fait.

– Laisse-le, Ed', reprend Blanche avant que l'aîné ne réplique.

Plus personne ne parle le reste du repas. À l'image de mon peuple, ma famille est unie seulement quand Edmond est là pour régner, pour assurer la paix et l'autorité.



Une fois les enfants couchés, je peux à mon Tour me rendre dans la chambre royale. Sa grandeur et sa beauté m'a toujours intimidé quand je dois y résider seule. Mon mari a cependant insisté pour que nos appartements soient communs, jurant ainsi que jamais une autre femme ne partagera sa couche. Promesse qu'il a tenu deux ans. Désormais, que nous résidons à Apas ou à Manes, c'est lui qui partage la couche de ses maîtresses. Par passion, encore une fois. Peut-être croyait-il vraiment me rester fidèle et, vivant toujours au jour le jour, s'est-il réveillé un matin en désirant une autre femme.
Je me fiche éperdument qu'il me trompe. C'est un Roi, et un Roi prend des amants.
Ce qui me gêne, c'est les commérages qui se font sur mon passage et qui touchent mon égo bien plus que leurs stupides accusations de sorcellerie. Mon honneur est mis à mal à chaque fois qu'une femme se vente à la Cour d'avoir couché avec le Roi. Fière, je ne répond rien, je ne réagis pas, je fais comme si tout cela me passait au-dessus de la tête.

J'ai les paupières lourdes et le cœur gros, mais je n'arrive pas à trouver le sommeil, trop perdue dans mes pensées pour m'endormir. La lettre d'Edmond m'a fait un drôle d'effet. J'ai la gorge nouée à le savoir à des milliers de lieux, sali de boue et de sang, dirigeant une armée décimée par cette guerre sans fin.
Des gens meurent à cause de moi.

Chapitre 3 - tout juste modifié suite aux conseils de Lady et de Rope', merci ! Smile
Spoiler:

- Père ?

Nous avons galopé durant de longues heures, profitant de l'épaisseur de la forêt d'Agen pour nous cacher sous les arbres. C'est étrange comment ce décor apaisant contrastait avec la précipitation des événements. Au fil de notre traversé dans les bois calmes, je me rappelais des après-midis que je passais avec ma mère à galoper et à me ressourcer. Je n'arrivais pas encore à me dire que si, désormais, j'arpentais ces lieux, c'était non pas pour m'amuser mais pour fuir.

Depuis notre départ de la maison, mon père n'avait prononcé ne serait-ce qu'un seul mot. Il n'a jamais beaucoup parlé. La seule personne qui connaissait sa voix par cœur, le poids de ses mots sur sa langue, c'était ma mère.
Mais nous étions partis, sans que je sache réellement pourquoi, et nous étions désormais à des dizaines de lieux de sa présence, maternelle et rassurante.
J'avais beau l'interpeller, papa ne répondait jamais à mes appels. Je ne comprenais rien à la situation. Pourquoi ma mère m'avait-elle dit de fuir, pourquoi m'avait-elle parlé comme si nous ne nous reverrions jamais ? Tout était bien trop compliqué. C'est comme si une vague de brouillard était apparue dans mon esprit.

Nous avons traversé une petite rivière qui brillait avec les reflets du soleil. L'eau était aussi calme que les environs. Quelques heures auparavant, j'avais pu voir de ma fenêtre des hommes armés décimer les miens. Désormais, nous étions seuls, et les seuls bruits que je pouvais entendre étaient le chant des oiseaux et le courant de l'eau.

Alors, je serrais le collier contre mon cou. J'avais l'impression que cette petite pierre marquait sa présence. Bien évidemment qu'elle était avec nous. Nous n'avions jamais été séparés, tous les trois. Ce cadeau voulait dire qu'elle pensait à moi, et qu'elle m'accompagnait lors de ce voyage qui allait me mener vers l'inconnu. Ema, ma très chère mère, était là, avec moi.
Mon père prononça ses premiers mots depuis notre départ.

- Arrêtons nous pour manger.

Mon père était agile à cheval. Il glissa de l'animal si naturellement que je me surpris à croire que tout allait bien, que le monde n'était pas en train de s'écrouler. Sa prestance était la même que quand nous allions chasser ou nous promener aux alentours de la maison.

Papa accrocha son cheval, me fit signe de descendre et fit la même chose pour le deuxième animal, sur lequel mon maigre corps reposait depuis des heures.

- Nous allons devoir nous arrêter pour un moment. Il y a bien trop de lumière, nos ombres vont nous trahir si nous continuons à bouger. Il va falloir attendre la tombée du jour, et rester silencieux.

Sa voix était monocorde, comme à son habitude, et ne tremblait pas. Tous les éléments étaient réunis pour me persuader que toute cette histoire était une mauvaise blague. Peut-être que ma mère préparait une fête, et voulait me faire une surprise ? Elle m'avait dit de faire attention, et pour le moment, nous n'avions croiser aucun étranger barbare sur le chemin.
Alors, comment expliquer les affrontements sur le port ?
Je commençais à fouiller dans le sac, mais il n'y avait aucune nourriture. J'ai alors levé les yeux vers mon père qui, face à un grand chêne, ne me regardait pas. Bien évidemment, il attendait que je me lève pour le rejoindre.

- Suis-je obligée ?

Son silence signifiait que oui.

Je me redressa, secoua ma robe pour enlever toute la poussière qui s'y était accumulée. Je ne voulais pas le faire, mais c'était la seule solution pour ne pas mourir de faim. Je me positionnais de la même façon dont se tenait mon père, face au chêne, et posa mes mains sur l'écorce sombre. Mon cœur battait à tout rompre. Maman ne m'obligeait jamais à utiliser mes pouvoirs.

- Je n'ai pas assez de force pour le faire, m'indiqua simplement mon père, comme si il avait lu dans mes pensées.

Pourquoi a t-il fallu que je naisse femme ? C'est la question que je me posais à cet instant. Je n'avais jamais remis en cause mon genre avant de me retrouver dans cette situation.
Je ne pouvais pas faire autrement. Je n'allais pas laisser mon père mourir de faim.

Mes mains étaient toujours posées sur le chêne. Peu à peu, je sentais mon sang se réchauffer dans mes veines, et, même si je n'avais pas très faim, mon appétit diminuer en un temps record. La sensation que me procurait les racines du grand arbre était indescriptible. Une force... une sensation de résurrection, tel le phénix qui renaît de ses cendres.

J'ai attendu un bon moment avant de me retourner vers mon père. Ça faisait un long moment que la pierre m'avait déjà nourri. La pierre, seules les femmes peuvent maîtriser l'étendue de ses pouvoirs. La pierre, elle est au centre de tous les arbres de la forêt, de toutes les montagnes du pays, au fin fond des océans qui entourent notre île.
Et la pierre est et était autour de mon cou.
J'essayais de me concentrer sur autre chose, sur une image positive avant de devoir ressourcer mon père. Le bruit d'un petit animal dans les buissons. Le bruit que faisais les feuilles tapissant le sol quand je marchais dessus. La sensation de l'écorce contre mes doigts. Je voulais me rattacher à quelque chose avant de devoir faire ça.

Le soleil tapait dans mon dos, mais je tremblais, et mon père le voyait bien. Enfermé dans son mutisme habituel, il ne fit aucune remarque. Il ne prit pas la peine de s'excuser. D'habitude, c'est ma mère qui le nourrit.
Papa s'agenouilla près de moi, faisant pratiquement ma taille quand moi, j'étais debout. Son visage se rapprochait dangereusement du miens, comme si il s'apprêtait à m'embrasser. Mais, au lieu d'enfoncer ses canines dans mes lèvres, il décida de mordre mon cou, blanc et frêle, qui se mis à saigner à peine ses dents l'eurent-il frôlé.

Les larmes me montaient aux yeux et je ne m'empêcha pas de les laisser couler. Tout cela n'avait aucun sens. Je ne suis pas maman. Papa a une nourrice, et elle devrait être avec nous.
En revanche, je réussi à retenir ma langue. Je ne pouvais pas hurler. Mon père l'avait dit simplement, n'avait pas insisté sur la question, mais je comprenais que je devais suivre cette indication à la lettre si nous ne voulions pas nous faire remarquer.

Rester silencieux.


J'ai serré les dents. Quand mon père eut fini de se nourrir, il se remit debout. Sa bouche était tâchée d'un liquide noir et visqueux, qui continuait de gicler de mon cou. Son visage était humide, sûrement mes larmes ayant coulé le long de sa mâchoire.
Il s'essuya la bouche avec le tissus de sa chemise de lin, et je l'imita, portant les manches de ma robe  jusqu'à mon cou, pour essuyer le liquide. Mon liquide. Mon sang.

Papa enleva sa veste et la disposa en dessous de l'arbre, et me fit signe de m'y asseoir, ce que je fis aussitôt. La tête me tournait, et il est conseillé aux femmes de s'asseoir un moment après avoir nourrit un homme. J'essayais de me convaincre qu'il ne faisait pas ça pour me faire mal, et que j'étais tout simplement plus puissante que lui. Je flattais mon ego pour ne pas être effrayée par mon propre père. Pourtant, je ne ressentais que du dégoût pour cet homme qui ne m'avait jamais témoigné de réelle affection.

- Où est maman ? J'osais demander d'une petite voix, tant dis ce qu'il était debout, silencieux, inspectant les alentours sans bouger d'un poil.

- À la maison.

- Qui étaient ces hommes, sur le port ? Que nous veulent-ils ?

Pas de réponse.

- Est-ce qu'ils ont tués maman ?

Alors, mon père fit un geste qu'il n'avait jamais fait auparavant, même quand j'étais encore petite fille.
Il se laissa tomber près de moi. Son visage ne trahissait aucune émotion, mais je le savais démuni. Il s'approcha de sa fille a qui il n'avait pratiquement jamais parlé, et prononça son nom. Deux fois.

- Cerra.

- Est-ce que maman est morte ?

- Cerra.

Il passa son bras autour de mon épaule tant dis ce que je me recroquevillais dans les bras de cet homme qui avait toujours était un inconnu à mes yeux.
Maman était morte. Ils – ces étrangers – allaient nous chercher, nous trouver, et nous tuer.
La douleur de la morsure m'avait arraché des larmes, mais ce n'était rien comparé au torrent qui sortait de mes yeux, alors que mon père commençait à pleurer à son tour, silencieusement et dignement, sans prononcé autre chose que mon prénom.
Depuis ce jour, je n'ai jamais pleuré à nouveau.

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Re: [Créations diverses] La Galerie de Queenie

le Lun 29 Aoû 2016 - 13:57
Salut salut, je suis de retour ! Et cette fois ci avec LES SIMS 3 !

Bon, alors, j'ai télécharger toute la soirée d'hier et toute cette matinée mais mes contenus téléchargés sont encore assez faible. J'ai tenu à créer ma simsette fétiche, Berry (oui oui c'est étrange), même avec peu de coiffures/vêtements. Voici Berry Stanford, version 0 !

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Caroline
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Re: [Créations diverses] La Galerie de Queenie

le Lun 29 Aoû 2016 - 13:59
Les images sont un peu sombres mais elle a l'air d'avoir du potentiel.
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Re: [Créations diverses] La Galerie de Queenie

le Lun 29 Aoû 2016 - 14:02
Comme j'avais trop hâte de montrer ma sims mais que je pars d'une minute à l'autre, je me suis dépêchée. ^^ Comme je l'ai dis c'est la première version, en tout cas, merci beaucoup !
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Caroline
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Re: [Créations diverses] La Galerie de Queenie

le Lun 29 Aoû 2016 - 14:04
Je repasserai voir la suite du coup quand tu auras réalisé d'autres versions.
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Fluffy-Pompom
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Re: [Créations diverses] La Galerie de Queenie

le Lun 29 Aoû 2016 - 15:22
J'adore ses cheveux tongue

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Re: [Créations diverses] La Galerie de Queenie

le Lun 29 Aoû 2016 - 16:19
Merci. :p Je viens de redécouvrir le pouvoir de la palette de couleur. ça m'avait manqué !
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LadySquirrel
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Re: [Créations diverses] La Galerie de Queenie

le Sam 3 Sep 2016 - 15:04
J'aime bien la bouille de ta sim, j'attends de voir les futures versions pour te donner un avis plus détaillé. Smile

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Re: [Créations diverses] La Galerie de Queenie

le Mer 28 Sep 2016 - 16:49
Hé, ça fait longtemps que je n'ai pas posté ici !
Bon, et bien, voici les brides d'un sims j'ai nommé... Sans Nom, pour le moment. C'était juste un test de mon nouveau skin à la base, mais je l'aime bien finalement !
Je ferais peut-être des photos IG si je décide de la garder.
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Oui oui ... j'ai fail. J'ai fail.
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Sucréomiel
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Re: [Créations diverses] La Galerie de Queenie

le Mer 28 Sep 2016 - 18:33
Mis à part son nez trop fin, j'aime beaucoup sa bouille. Et surtout ses cheveux bleus. *_*
Le skin a l'air plutôt cool.

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LadySquirrel
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Re: [Créations diverses] La Galerie de Queenie

le Jeu 29 Sep 2016 - 15:15
Je la trouve choupinette ! Mais pour vraiment donner un avis détaillé sur ses traits j'aurais aimé la voir moins maquillé (même si j'adore son makeup !).

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Fluffy-Pompom
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Re: [Créations diverses] La Galerie de Queenie

le Jeu 29 Sep 2016 - 15:23
Je l'adore, tout à fait le style que j'aime ! Comme Sucrée je pense qu'un nez un peu plus large serait bien Wink

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Re: [Créations diverses] La Galerie de Queenie

le Dim 2 Oct 2016 - 14:46
Merci beaucoup ! Oui en effet le nez est assez fin, je vais voir si je peux le modifier.

Aujourd'hui je ne vais rien vous présenter, du moins pas maintenant, mais j'aimerai vous parler d'un projet assez fou que je compte réaliser.
J'ai rêvé de reprendre un challenge sur le forum , un challenge "écrit".
J'aimerais savoir si ça pourrait vous intéresser de le suivre !
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Re: [Créations diverses] La Galerie de Queenie

le Dim 2 Oct 2016 - 16:12
Me revoilà déjà pour vous présenter trois sims qui seront les personnages principaux de ma prochaine histoire. Je crois que je n'ai jamais passé autant de temps à personnaliser des sims... Je ne vous montre que les photos histoire de garder un certain suspens !

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LadySquirrel
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Re: [Créations diverses] La Galerie de Queenie

le Dim 2 Oct 2016 - 16:23
Je les trouve pas mal ces simsettes, surtout la première, je sais pas, j'aime son regard fatigué.
Par contre la rouge à lèvre pétard de la seconde me plait pas trop, je trouve que ça ne lui va pas (avec les yeux verts clairs ça fait trop).


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Sucréomiel
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Re: [Créations diverses] La Galerie de Queenie

le Dim 2 Oct 2016 - 16:59
Je vais m'acheter des lunettes car je croyais que la première et la deuxième étaient la même sims...

Alors, j'aime beaucoup la première et la troisième. Leurs traits se complexifient par rapport à tes premières sims. Et on sent que toutes deux ont du vécu.
J'accroche moins à la deuxième.

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Re: [Créations diverses] La Galerie de Queenie

le Dim 2 Oct 2016 - 18:05
J'aime bien aussi la première et la troisième. La troisième surtout, je trouve qu'elle a un petit truc en plus, qui la rend très réaliste. Bravo, continue !

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Re: [Créations diverses] La Galerie de Queenie

le Lun 3 Oct 2016 - 20:52
Tes simettes sont super choupi, même si je suis pas du tout fan du CC réaliste, elles sont très canons. Hâte de voir plus de tes créas ! Very Happy

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Re: [Créations diverses] La Galerie de Queenie

le Lun 3 Oct 2016 - 22:07
j'aime beaucoup le visage de la première, découpé, avec un air un peu fatigué. C'est pas le style que je pratique, mais dans le réalisme, elle est réussie
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Re: [Créations diverses] La Galerie de Queenie

le Mer 19 Oct 2016 - 16:37
Merci beaucoup pour vos commentaires ! Smile
A la base c'est pour une histoire que je n'ai pas encore écrit, je verrais bien si je peux un jour !

Voici une nouvelle simsette, appelée Sans Nom pour le moment. Je compte de l'utiliser dans un challenge (encore et toujours). Sauf le skin, aucun CC !
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LadySquirrel
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Re: [Créations diverses] La Galerie de Queenie

le Mer 19 Oct 2016 - 17:17
Elle est sympa cette nouvelle venue ! Je suis pas convaincue par contre par l’association des vêtements : le collier à perle très lady et la short plus grunge vont pas bien ensemble je trouve.

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Re: [Créations diverses] La Galerie de Queenie

le Jeu 20 Oct 2016 - 15:12
Merci ! Smile
Oui c'est vrai que c'est bizarre maintenant que tu le dis, mais elle n'est pas encore terminée. Je posterai sa version définitive un peu plus tard.
Tiens, sinon, je me suis demandée... Est-ce que ça vous plairait des petites brides de mon roman, par ci par là, sur cette galerie?
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Daloriia
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Re: [Créations diverses] La Galerie de Queenie

le Jeu 20 Oct 2016 - 15:27
Moi, je suis pas contre, surtout que j'ai perdu le lien de ton profil Wattpad ...

Sinon je suis entièrement d'accord avec Lady, je pense que tu peux même jouer sur les couleurs car le bleu avec le marron du short et le rouge des cheveux, ça fait beaucoup de tons différents.

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Re: [Créations diverses] La Galerie de Queenie

le Jeu 20 Oct 2016 - 15:29
D'accord, je vais sûrement poster ahah !

Je vais revoir tout ça. Je pars souvent trop loin en termes de couleurs ! Mais merci pour ton commentaire en tout cas. ^^
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Re: [Créations diverses] La Galerie de Queenie

le Jeu 20 Oct 2016 - 22:39
Bon, j'ai adoré créer cette simsette donc je suis partie dans un trip... Je lui ai créé une colocataire et une maison, pendant 3 heures !
Moi qui me plaignais de n'avoir rien à faire en jeu, je suis plutôt contente. Donc voici tout ça :

Les filles Singer (voyez cette nouvelle référence ...)
Spoiler:

Les sims


Cette fille, je vous l'ai déjà présenté, et son petit nom c'est Morgane Singer. Elle a 20 ans, et ses deux passions sont la danse et la peinture. Elle ne tient pas en place et adore faire la fête et découvrir de nouvelles personnes. Ses cicatrices viennent d'un accident de voiture, datant d'il y a quelques années. Elle est fière de ses cheveux roux et son regard malicieux en étonne plus d'un(e)...


Et voici Abigail Singer, la cousine de Morgane. Elle est plus discrète et sa passion, c'est le sport, surtout la natation. Elle est sûre d'elle dans tout ce qu'elle fait et généralement les gens sont plus timides avec elle qu'avec Morgane.. En tout cas, elle impressionne ! Elle aussi aime faire la fête, surtout quand c'est pour draguer en boîte de nuit.

Photos in game

Morgane





Abigail





La maison (à suivre ...)

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Caroline
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Re: [Créations diverses] La Galerie de Queenie

le Ven 21 Oct 2016 - 14:21
Très sympa tes deux simsettes Smile. Une préférence quand même pour Morgane.
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