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Ma p'tite galerie : Les balbutiements d'écrits de bleuazur

le Dim 30 Mar 2014 - 20:15


Dernière édition par Bleuazur le Ven 29 Juil 2016 - 11:12, édité 18 fois
Rappel du premier message :



Y'a de tout dans ma petite galerie, des choses perso et un peu émouvantes ou sérieuses, d'autres qui viennent de défi d'écriture du fo, et d'autres encore, qui sont des délires où je me suis bien amusée, mais toujours avec un brin de tendresse.


Pensées

Spoiler:
Les feuilles du divorce se ramassent à la pelle,
Mais tant et tant de fois,
Tu manquais à l’appel.

Le silence résonne et fait trembler de peur,
Mais il laboure et purifie mon cœur.

Et toi ombre furtive, premier amour si loin,
De prince obsédant, tu es maintenant lointain,
Ton fantôme ne m’empêche plus d’aimer qui je dois,
Mais je ne saurais dire si ce temps reviendra.

Je ris tout bas, je pleure parfois,
Perdre tous ses repères,
Fait naître tant d’effroi.

Rêves brisés, avenir espéré,
En vain j’ai travaillé,
Prisonnière de mon corps,
Je prenais tous les torts.

Non je ne suis pas ce que tu disais,
Devant l’Etre suprême, cela je le savais.
Je me suis échappée, j’ai percé le piège fin
Et pourtant si solide, d’aimer jusqu’à la faim.

Tu ris sous d’autres cieux, ton souvenir fait mal,
Je m’éloigne de la rive banale,
D’un avenir à deux, que jusqu’à la fin,
J’ai honoré en vain.

Les regrets non, la solitude oui,
Le remord non, la crainte oui.
Comme un marin sans sa boussole
Je perds le vent, je perds le sol.

Mais Quelqu’un tient les vents, et m’amène à bon port,
Je n’ai pas la faiblesse de ceux qui se croient forts.
Mais jamais jamais  ne serai rapide comme le vent,
Fragile, je tiens Ta main, j’ai peur comme un enfant.


Petite lettre à "l'ouverture facile" de nos denrées alimentaies

Spoiler:
Bonjour, chère ouverture facile,
Je ne vais pas y aller par 4 chemins, par principe, tu es quelqu'un d'ouvert, non ? Oui ben justement parlons en :

Il y a quelques années, est apparu sur le marché, bien écrit comme il faut sur le paquet et avec une petite flèche pour le cas où on serait complètement bouchés, un petit texte, en apparence inoffensif, et que dirais-je ? en apparence jouissif, car oui, c'était une nouveauté, tout allait marcher comme sur des roulettes pour ouvrir nos divers boîtes et blisters .

Je me souviens de cette première fois comme si c'était hier, confiantes, les tranches de jambon n'attendaient qu'un petit geste de ma part pour être ouvertes, et par conséquent, mangées. Mais Ô stupeur (et tremblement tiens), après diverses tentatives sous forme de tirage, d'essais infructueux d'attraper cette languette minuscule (pour un peu on a frôlé les courbatures aux mâchoires), impossible d'ouvrir ce maudit paquet, merci les ciseaux., qui ont dû en cette décennie, connaître un nouvel essor.

Je n'ai rien dit, pensant que je n'avais pas compris quelque chose, lorsque j'ai fait le constat qu'il en était de même de tous mes congénères (du moins ceux que je fréquente).

Je n'ai toujours rien dit, pensant que tu devais grandir, petite mention, que tes concepteurs allaient se rendre compte que ça clochait. Ben non. Des années de découpage aux ciseaux et autres ruses pour venir à bout de ta résistance allaient suivre.

Mais beau rebondissement, découverte d'un paquet de jambon sans cette mention, et ça fonctionnait.  Aurais tu donné ta démission, abdiqué ? Eu le courage de renoncer ?

Mais voilà : combien aura t-il fallu de combats, de crises de nerfs, de bordée d'injures, d'hommes et de femmes vaincus dans leur cuisine, les fesses sur le sol, haletants, une tranche de jambon sur la tête, deux autres collées au murs, et la quatrième bouffée par le chat ? Je ne le sais. Et s'il est bien une chose qu'il faut accepter ici bas c'est de n'avoir point de réponses  à toutes ses questions.

A plus tard (ou pas) pour un nouveau billet d'humeur !

Petite Berthe

Spoiler:
Petite Berthe aurait pu tout avoir pour être heureuse, mais quelque chose empoisonnait sa vie. Elle avait de très grands pieds. C'est d'ailleurs de là que vient l'expression "Berthe-aux-grands-pieds", c'est vous dire.
Petite Berthe avait de si grands pieds qu'avec sa petite taille et ses petites jambes, il lui arrivait de tomber, se prenant les pieds dans ses propres pieds, le comble.

Les parents de petites Berthe ne lui achetaient des chaussures que par correspondance, lui épargnant ainsi des heures de souffrance dans les magasins.

Dans la famille, après avoir vu moult médecins qui ne savaient que dire, sauf que la vie de l'enfant n'était pas en danger, on évitait le sujet. Même sa sœur et son frère, si  taquins pour d'autres choses, n'évoquaient jamais ses pieds. Petite Berthe en était soulagée, mais ce silence avait également pour effet de lui démontrer à quel point le problème était évident.
Pauvre Petite Berthe. L'école n'était plus pour elle, trop de moqueries, de quolibets. Sa maman lui faisait l'école, mais Petite Berthe n'avait plus de camarades.

Elle savait que plus tard, tout allait s'arranger, que les dames faisant du 40 n'étaient pas si fréquentes, mais qu'avec un
bon talon, les pieds paraissaient plus petits. Petite Berthe n'en pouvait plus de son enfance.
Et puis une année, son papi vint à la maison. Il habitait très loin, et ce n'était que la deuxième fois que Petite Berthe le rencontrait. Mamie était venue aussi, et c'était bon de les voir tous les deux.
Ils ne firent pas du tout comme si le problème n'existait pas, ils lui posaient des questions "alors comment tu le vis ?" et "as-tu rencontré un garçon qui aime les grands pieds ?"
Petite Berthe était toute étonnée, mais elle se surprenait à répondre, et quelquefois  à  rire, tant les questions de ses grands-parents étaient drôles. Elle n'essayait plus de cacher ses grands pieds en mettant des robes très longues ou en les dissimulant sous ses fesses quand elle était assise. La joie de vivre revenait en elle, et ça se voyait sur son visage, rose et joyeux.

A la rentrée d'après, Petite Berthe voulut retourner à l'école.
Le premier jour, elle demanda à la Maîtresse si elle pouvait monter sur l'estrade pour dire un mot. Ainsi fut fait.
Petite Berthe leva un pied et dit : "Vous voyez mes pieds ? Ils sont grands, ils sont immenses, ils sont énormes !" En disant cela, elle roulait de grands yeux, et toute la classe se mit à rire, non de moqueries, mais d'un bon grand rire.
C'est ainsi que Petite Berthe passa l'année avec ses camarades, qui ne faisaient presque jamais allusion à ses pieds. Lorsque cela arrivait tout de même, Petite Berthe riait, et sortait une plaisanterie si drôle sur le sujet, que cela s'arrêtait là.
Au fond d'elle, Petite Berthe souffrait quand même, mais ce n'était plus comme avant, elle pouvait aussi rire, chanter, vivre comme tous les gens qui l'entouraient.

Elle savait qu'elle grandissait, que bientôt ses pieds serait proportionnels à son corps, car les médecins lui avaient dit qu'elle serait plutôt grande et que la croissance de ses pieds en était terminé.

Petite Berthe, partagée entre la vie et son reste de chagrin secret, savait une chose, et cela intuitivement : elle savait que c'était ça la vie, et que tout être porte en lui une blessure, un secret. Que certains arrivent à le dépasser, et d'autres moins. En regardant les adultes autour d'elle, Petite Berthe décelait très vite la faille chez la plupart d'entre eux. Certains semblaient ne pas en avoir et comme ils était durs ! Comme ils étaient critiques, et peu enclins à la sympathie pour le reste de l'humanité, hormis eux-mêmes, et encore.

Petite Berthe se promit de ne jamais devenir comme ça, et qu'elle ne le pourrait de toutes façons jamais. Ces jours là, le regard de Petite Berthe semblait perdu au loin, et en même temps elle souriait.
C'est ainsi que Petite Berthe devint grande.


Le frais minois

Spoiler:
Il y avait là, oui là, un vieil homme qui coupait du bois.
Il coupait du bois, chaque jour, chaque heure, encore et toujours.
Il coupait du bois pour oublier, pour se défouler, pour la cheminée.

Et chaque jour cet homme coupait du bois, et chaque jour quelqu’un l’observait.
Une petite fille qui rentrait de l’école et qui passait par là,
Pour contourner le petit bois.

Et ses deux yeux brillants regardaient le vieil homme,
Elle regardait ses mains, elle écoutait l’effort, elle attendait.
Et le vieil homme coupait du bois encore et toujours,
Il ne la voyait pas.

Elle attendait de lui parler, comme à son grand-papa,
Qui était parti là où l’on ne coupe plus de bois,
Là où l’on se repose, enfin en souriant.

Et le vieil homme, un jour, se reposant un instant,
Croisant ce regard bleu, ce regard insistant.
Et ce vieil homme, et cette enfant, se regardaient,
Doucement, longuement, indéfiniment …
Et les yeux du vieillard devinrent tout brillants,
Emu, reconnaissant …
Car il avait prié, oui il avait prié, pour aimer autre chose
Que de couper du bois.

Jamais il ne cessa ce vieil homme, beau et droit,
De couper du bois …
Mais désormais chaque jour il y avait chez lui,
Le soir après l’école,
Deux tasses de chocolat et un tout frais minois

Ôde à Linette

Spoiler:

Linette,
Elle fout les miquettes,
Elle médit sur les hirondelles,
Et de loin nous surveille.

Quand un de ses élèves fait une phote d’aurtografe,
Elle le cloue au mur, et sans attendre l’agrafe.
Tout le monde se déconnecte,
A la vue de Linette.

Elle note dans un carnet nos allées et venues,
Devant elle, chacun se sent tout nu.
On tremble dans nos calfouesses,
De peur qu’elle nous fesse.

Tout le monde se lève pour Danette,
Tout le monde fuit devant Linette.
C’est un poème sans queue ni tête,
Pour résister à Linette.

Oui oui je la guette,
A son tour d’avoir les miquettes.

Ôde à Fluffouille

Spoiler:
Avec  Fluffouille, tu trempouilles,
T’es pas en reste, tu peux pas test,
Avec Flufouille tu trempouilles.

C’est pas comme si t’avais l’choix,
Tu la croises par là ou bien au coin d’un bois,
Tu finis par te résigner, tu files au supermarché,
Pour acheter de quoi dans ton café,
Le soir venu trempouiller.

Tu te ruines en biscuits,
Tu dis adieu au Martini,
Tu te fais thé et café,
Pour avoir de quoi trempouiller.

Fluffy, t’ention, elle paye pas d’mine,
Mais elle sait comment, la coquine,
Te rendre esclave de tes sablés,
Tu passes la nuit à trempouiller

Avec  Fluffouille, tu trempouilles,
T’es pas reste, tu peux pas test,
Avec Flufouille tu trempouilles

Le défi de Doris de décembre 2015 "comment le Père Noël rencontra la Mère Noël"

Spoiler:
Le Père Noël a fini sa tournée.

Il se dirige, harassé, vers son traineau.

Mais qui trouve t-il, installée tranquillement sur le siège ?

Une petite grand-mère, à l'air fort irrité.

Le Père Noël n'est pas d'humeur, mais il se fait apostropher : « Non mais, Père Noël, c'est au moins le cinquième Noël qu'il n'y a rien dans mes souliers ! Pourquoi m'avez-vous oublié ? Alors pour vous, c'est pas intéressant les vieilles dames seules ? »
Le Père Noël est pris au dépourvu, il tente de regarder au fond de sa hotte. « Ha mais non, je veux pas d'un truc oublié, je veux un truc perso, fait avec amour quoi ! »
Pfiou. Il grimpe dans le traineau et s'assoit à côté de la vieille dame. Il ne sait que dire et s'entend lui proposer « je peux vous faire survoler toute la région en traineau, ça serait mon cadeau ».
Comme notre Mamie répond par l'affirmative, le traineau s'envole, et dedans c'est la fête pour cette femme délaissée, c'est Noël, mais c'est aussi la fête foraine, c'est mieux que la chenille !

Une bonne heure plus tard, la charmante vielle dame est déposée devant chez elle. Elle a des étincelles plein les yeux.
Le Père Noël lui découvre un charmant sourire, et des yeux tout brillants, réjouie qu'elle est par ce moment.
Il la ramène à son bras jusqu'à sa porte. « Comment vous appelez-vous ? » « Mélanie », répond-elle.

« - Mélanie, je ne vous oublierai pas l'année prochaine, mais c'est loin tout ça, m'accorderiez-vous le droit de venir vous voir bien avant, je serai en civil, je préfère vous prévenir »
« - Ca serait avec joie, Monsieur … heu … Noêl, vous seriez disponible quand ? »
« - Et bien je ne fais rien le jour de l'An »
« - Je vous préparerai un succulent repas », dit-elle.

Pendant cette conversation, le Père Noël perçoit son léger parfum, il en est tout troublé. Comme si cela ne suffisait pas, elle lui pose un baiser sur la joue, et s'échappe, dans un mouvent typiquement féminin.

Le Père Noël s'en retourne vers son traineau, tout rougissant, en raccord avec son costume.

Comme il monte dans son traineau, elle lui fait un signe de la main depuis sa fenêtre. Lui répondant de même, il pressent que le Jour de l'An sera sans doute magique pour lui cette année.

C'est ainsi que le Père Noël rencontra, celle qui un jour, deviendra la Mère Noël …

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Re: Ma p'tite galerie : Les balbutiements d'écrits de bleuazur

le Mer 23 Juil 2014 - 18:49


Dernière édition par Bleuazur le Ven 29 Juil 2016 - 11:19, édité 1 fois
Merci pour vos commentaires, je vais la laisser la deuxième partie, sinon les gens vont rien comprendre xD, mais je l'enlève pour la publier ailleurs ainsi que le récapitulatif. Merci !
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Fluffy-Pompom
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Re: Ma p'tite galerie : Les balbutiements d'écrits de bleuazur

le Mer 23 Juil 2014 - 18:54
Réputation du message : 100% (1 vote)
C'est très bien écrit ma petite coloc', ça se lit tout seul et j'ai beaucoup aimé. La première partie rassemble, on s'identifie et on se retrouve bien dans tes touches d'humour, c'est vrai que la seconde partie elle pourrait plutôt diviser les troupes si tu vois ce que je veux dire, mais elle n'est pas pour autant moins intéressante.  Wink

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Re: Ma p'tite galerie : Les balbutiements d'écrits de bleuazur

le Mer 23 Juil 2014 - 19:08
Oui c'est vrai que ça pourrait diviser, mais en ce qui concerne l'allusion aux partis politiques, je visais les deux tendances en fait.

Mais j'ai pris en compte vos idées, je l'ai publié ailleurs qu'avec la première partie, c'est vrai que ça peut faire du bien de rester dans le léger.
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Havane
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Re: Ma p'tite galerie : Les balbutiements d'écrits de bleuazur

le Mer 23 Juil 2014 - 19:21
C'est une ode à la languette...  
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Re: Ma p'tite galerie : Les balbutiements d'écrits de bleuazur

le Mer 23 Juil 2014 - 19:25
languette de crotte oui. havane, je suis désolée pour toi par rapport à ta maman, je comprends, moi c'est mon papa.
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Havane
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Re: Ma p'tite galerie : Les balbutiements d'écrits de bleuazur

le Mer 23 Juil 2014 - 19:30
merci, en l’occurrence ton texte m'a rappelé des souvenirs joyeux, des dîners de coraya, ou il fallait que je lui sorte ses bâtonnets de l'emballage, car elle n'y arrivait pas (elle s'obstinait a essayer de l'ouvrir au lieu de le faire glisser) et avec sa patience légendaire, évidement, le pauvre surimi finissait en charpie! en fait elle avait inventé le rapé de surimi avant l'heure! hihi!
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Re: Ma p'tite galerie : Les balbutiements d'écrits de bleuazur

le Mer 23 Juil 2014 - 19:32
Lol  Smile 
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Re: Ma p'tite galerie : Les balbutiements d'écrits de bleuazur

le Lun 9 Fév 2015 - 19:04
Ça fait vraiment longtemps que j'ai rien posté ici, mais à vrai dire, quand il m'arrive d'écrire en ce moment, c'est vraiment trop perso pour que je puisse le mettre en public.

Donc, c'est en suspension. On verra si j'écris des trucs plus légers.
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Re: Ma p'tite galerie : Les balbutiements d'écrits de bleuazur

le Jeu 16 Avr 2015 - 15:48
Je poste un texte, écrit par Yves Duteil, qui est bien plus habile que moi pour parler de ces choses.

Spoiler:
La rumeur ouvre ses ailes
Elle s'envole à travers nous
C'est une fausse nouvelle
Mais si belle, après tout

Elle se propage à voix basse
À la messe et à midi
Entre l'église et les glaces
Entre confesse et confit

La rumeur a des antennes
Elle se nourrit de cancans
Elle est bavarde et hautaine
Et grandit avec le temps

C'est un arbre sans racines
À la sève de venin
Avec des feuilles d'épines
Et des pommes à pépins

Ça occupe, ça converse
Ça nourrit la controverse
Ça pimente les passions
Le sel des conversations...

La rumeur est un microbe
Qui se transmet par la voix
Se déguise sous la robe
De la vertu d'autrefois

La parole était d'argent
Mais la rumeur est de plomb
Elle s'écoule, elle s'étend
Elle s'étale, elle se répand

C'est du miel, c'est du fiel
On la croit tombée du ciel

Jamais nul ne saura
Qui la lance et qui la croit...

C'est bien plus fort qu'un mensonge
Ça grossit comme une éponge
Plus c'est faux, plus c'est vrai
Plus c'est gros et plus ça plaît

Calomnie, plus on nie
Plus elle enfle se réjouit
Démentir, protester,
C'est encore la propager
Elle peut tuer sans raison
Sans coupable et sans prison
Sans procès ni procession
Sans fusil ni munitions...

C'est une arme redoutable
Implacable, impalpable
Adversaire invulnérable
C'est du vent, c'est du sable

Elle rôde autour de la table
Nous amuse ou nous accable
C'est selon qu'il s'agit
De quiconque ou d'un ami

Un jour elle a disparu
Tout d'un coup, dans les rues
Comme elle était apparue
À tous ceux qui l'avaient crue...

La rumeur qui s'est tue
Ne reviendra jamais plus
Dans un cœur, la rancœur
Ne s'en ira pas non plus.
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Re: Ma p'tite galerie : Les balbutiements d'écrits de bleuazur

le Sam 18 Avr 2015 - 23:20
J'ai eu une tite inspir, sur un tout frais minois :

Spoiler:
Il y avait là, oui là, un vieil homme qui coupait du bois.
Il coupait du bois, chaque jour, chaque heure, encore et toujours.
Il coupait du bois pour oublier, pour se défouler, pour la cheminée.

Et chaque jour cet homme coupait du bois, et chaque jour quelqu’un l’observait.
Une petite fille qui rentrait de l’école et qui passait par là,
Pour contourner le petit bois.

Et ses deux yeux brillants regardaient le vieil homme,
Elle regardait ses mains, elle écoutait l’effort, elle attendait.
Et le vieil homme coupait du bois encore et toujours,
Il ne la voyait pas.

Elle attendait de lui parler, comme à son grand-papa,
Qui était parti là où l’on ne coupe plus de bois,
Là où l’on se repose, enfin en souriant.

Et le vieil homme, un jour, se reposant un instant,
Croisant ce regard bleu, ce regard brillant.
Et ce vieil homme, et cette enfant, se regardaient,
Doucement, longuement, indéfiniment …
Et les yeux du vieillard devinrent tout brillants,
Emu, reconnaissant …
Car il avait prié, oui il avait prié, pour aimer autre chose
Que de couper du bois.

Jamais il ne cessa ce vieil homme, beau et droit,
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Re: Ma p'tite galerie : Les balbutiements d'écrits de bleuazur

le Sam 18 Avr 2015 - 23:23
Réputation du message : 100% (1 vote)
C'est mignon tout pleins!

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Re: Ma p'tite galerie : Les balbutiements d'écrits de bleuazur

le Sam 18 Avr 2015 - 23:26
Réputation du message : 100% (1 vote)
C'est mimi !^^

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Re: Ma p'tite galerie : Les balbutiements d'écrits de bleuazur

le Dim 19 Avr 2015 - 15:59
Que c’est beau ! Ça semble frais et léger, mais il y a aussi derrière quelque chose d’émouvant et de plus profond.
J’aime beaucoup.

(Et Yves Duteil, tout ’’vintage’’ qu’il peut paraître, a beaucoup de talent en ce qui concerne l’écriture. Perso, j’adore ’’La langue de chez nous’’)

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Re: Ma p'tite galerie : Les balbutiements d'écrits de bleuazur

le Dim 19 Avr 2015 - 16:04
Yves Duteil ! C'est un immense poète, et le souci c'est que publiquement on ne connait que les trucs du genre "petit pont de bois". J'aime la langue de chez nous, y'a aussi "quand les bateaux reviennent", "les gens sans importance" et plus récemment une chanson sur Dreyfus, et plein d'autres. Ce type est un génie.

Han t'as bien cerné, je me rends compte que c'est assez ça, mais j'analyse pas quand j'écris, ça sort (de façon impromptue), ou ça sort pas, et dans ces cas j'arrive pas à aligner trois mots.

Merci pour vos commentaires, ça fait plaisir.
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Re: Ma p'tite galerie : Les balbutiements d'écrits de bleuazur

le Sam 20 Juin 2015 - 22:56


Dernière édition par Bleuazur le Lun 11 Jan 2016 - 13:10, édité 2 fois
Ôde à Linette

Linette,
Elle fout les miquettes,
Elle médit sur les hirondelles,
Et de loin nous surveille.

Quand un de ses élèves fait une phote d’aurtografe,
Elle le cloue au mur, et sans attendre l’agrafe.
Tout le monde se déconnecte,
A la vue de Linette.

Elle note dans un carnet nos allées et venues,
Devant elle, chacun se sent tout nu.
On tremble dans nos calfouesses,
De peur qu’elle nous fesse.

Tout le monde se lève pour Danette,
Tout le monde fuit devant Linette.
C’est un poème sans queue ni tête,
Pour résister à Linette.

Oui oui je la guette,
A son tour d’avoir les miquettes.
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Marylin
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Re: Ma p'tite galerie : Les balbutiements d'écrits de bleuazur

le Sam 20 Juin 2015 - 23:02
Mdr Bleue !
Je trouve que tu as une super plume Smile !

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Re: Ma p'tite galerie : Les balbutiements d'écrits de bleuazur

le Sam 20 Juin 2015 - 23:17
Merci Mary !
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Fluffy-Pompom
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Re: Ma p'tite galerie : Les balbutiements d'écrits de bleuazur

le Dim 21 Juin 2015 - 0:09
J'aime tes rimes en ette tu sais mrgreen

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Sucréomiel
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Re: Ma p'tite galerie : Les balbutiements d'écrits de bleuazur

le Dim 21 Juin 2015 - 0:12
Ouh tu es impitoyable Bleuzouille. Je n'aimerais pas passer sous ta plume.
Tu m'as bien fait rire, c'est joliment tourné. ^^

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Linette
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Re: Ma p'tite galerie : Les balbutiements d'écrits de bleuazur

le Dim 21 Juin 2015 - 0:24
Eeeeeet... Me voilà ! Toute souriante encore d'avoir lu plusieurs fois ce poème, dont, cela va te plaire, mais te connaissant, peut-être t'étonner aussi, dont je suis donc très flattée ! Bien sûr que c'est pour rire ! Comment pourrait-on le prendre autrement ? Smile
Je suis impressionnée par ce poème. Vite écrit (mais peut-être pensé depuis quelques temps), mais vraiment bien écrit ! Et les rimes en "ette"/"elle" ne me semblent pas les plus faciles en plus (mais là, j'avoue que je suis pas vraiment connaisseuse Wink)


Et oui, ma Bleue, je vous surveille sans le faire moindrement exprès (peut-être une déformation professionnelle, ou alors, vous m'intéressez plus que le reste de ma vie actuelle), mais je vois que je t'ai interpellée aussi.
Et ben, si cela te donne l'occasion de reprendre ta jolie plume, j'en suis "bénaise", bien contente quoi !

Continue, je t'en prie. Que j'en fasse les frais (ou que ce soit un/une autre, Sucrée par exemple, elle semble intéressée malgré ce qu'elle dit Wink) ou pas, j'aime beaucoup ce que tu écris. C'est léger avec un zeste de profondeur, j'aime !

Et promis, j'essaierai de ne plus te "foutre les miquettes"

Spoiler:
Hmm, hmm, si je te dis que j'arrive vers chez toi dans un mois, tu fais quoi ? tongue

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Re: Ma p'tite galerie : Les balbutiements d'écrits de bleuazur

le Dim 21 Juin 2015 - 0:35
Merci les filles !

Rho Linette, si tu arrives chez moi, comment dire ? Va falloir que j'écrive une strophe sur le sujet.

Si si, fous-moi les miquettes, sinon t'es plus Linette !

Tiens ça c'est une idée de faire un poème pour les membres du fofo, tour à tour, pour rigoler, et aussi affectueusement ...
On verra, faut que ça vienne naturellement.
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Re: Ma p'tite galerie : Les balbutiements d'écrits de bleuazur

le Dim 21 Juin 2015 - 1:02
Oh oui, ça s’rait chouette des p’tits poèmes sur les membres. Mais tu as raison, faut qu’ça vienne naturellement. Si tu forces le truc, ça n’s’ra pas aussi chouette.
En tout cas, merci pour ce (début) de poème. Vu le nombre de bêtises, ça s’trouve, un jour, ça deviendra carrément une épopée

Et ok, je continuerai pour les miquettes Wink

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Re: Ma p'tite galerie : Les balbutiements d'écrits de bleuazur

le Lun 22 Juin 2015 - 22:51
@Fluffy-Pompom a écrit:J'aime tes rimes en ette tu sais mrgreen
De même. mrgreen
Moi, à part la faire rimer avec quéquette...

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Re: Ma p'tite galerie : Les balbutiements d'écrits de bleuazur

le Mar 23 Juin 2015 - 0:37
Lady ... Comment dire ? C'est tout toi !
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Re: Ma p'tite galerie : Les balbutiements d'écrits de bleuazur

le Lun 16 Nov 2015 - 16:31


Dernière édition par Bleuazur le Lun 16 Nov 2015 - 20:10, édité 1 fois
J'ai écrit il y a assez longtemps une ôde à Fleufouille (Fluffy pour ceux qui sauraient pas), j'espère que Linette ne sera pas trop jalouse

Elle l'a déjà eu par mp la coquine, mais voici, l'heure est venue de vous dévoiler ce que je suis allée chanter sous sa fenêtre :

Ôde à Fleufouille

Avec  Fluffouille, tu trempouilles,
T’es pas en reste, tu peux pas test,
Avec Flufouille tu trempouilles.

C’est pas comme si t’avais l’choix,
Tu la croises là ou bien au coin d’un bois,
Tu finis par te résigner, tu files au supermarché,
Pour acheter de quoi dans ton café,
Le soir venu trempouiller.

Tu te ruines en biscuits,
Tu dis adieu au Martini,
Tu te fais thé et café,
Pour avoir de quoi trempouiller.

Fluffy, t’ention, elle paye pas d’mine,
Mais elle sait comment, la coquine,
Te rendre esclave de tes sablés,
Tu passes la nuit à trempouiller

Avec  Fluffouille, tu trempouilles,
T’es pas en reste, tu peux pas test,
Avec Flufouille tu trempouilles.



Voilààààà.
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