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Daloriia
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Daloriia's Factory

le Dim 12 Oct 2014 - 20:01


Dernière édition par Daloriia le Sam 27 Mai 2017 - 18:15, édité 5 fois
Réputation du message : 100% (2 votes)
Rappel du premier message :


Bonjour Amazienne, Amazien, je suis l'entité Tiplou'( ou Daloriia, mon nouveau pseudo). Je suis une demoiselle de 14 ans qui joue aux Sims depuis mes 7 ans. J'ai enfin passé le pas en créant ma page (contente Linette? :3). Sur la page de la dénommée Linette5, vous aviez déjà vu mes textes, maintenant, je vous propose de voir quelque une de mes créations. D'ailleurs, pour fêter ça, on coupe le gâteau?

Bande de gourmands va:

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Mes textes:

Spoiler:
Impressions
Le vent soufflait paisiblement sur la ville. Il se tortillait entre les immeubles et s’engouffrait dans les grottes, les tunnels, ou encore les hommes.
Le souffle avait un rythme régulier et tout de même, assez lent. Nous avions l’impression que le vent dormait et cela était très agréable, il faut l’avouer. Les oiseaux étaient tous aussi silencieux et résolument calmes devant l’agitation des humains se déplaçant dans les chemins de béton qu’on nommait « trottoirs ».
J’avoue que ce paysage était amusant à contempler. Les travailleurs sortant dans la rue, exprimer leur art, manger un bout dans un restaurant ou rentrer chez soi après les heures supplémentaires, non payées évidemment. Personne ne regardait les arbres, ou respirait l’air pur. Enfin pur… c’est très vite dit. Entre les taxis jaunes poussins qui dévalaient les rues, les bus qui restaient, moteurs allumés, devant les arrêts de bus, en attendant les employés, qui sont d’ailleurs toujours en retard, et les voitures roulant sur le goudron en faisant crisser les pneus. On ne peut pas dire que New York City soit la ville écologique par excellence.
De la vue de mon taudis, je pouvais regarder les habitants débouler aux heures de pointe et voir les nombreux adolescents tagger sur les murs. Les fils à linge couvraient les fenêtres et les quelques terrasses étaient recouvertes de déjections de pigeons. Pour finir, l’atmosphère était lourde et les immeubles aux alentours ressemblaient à d’énormes éponges.
Je tenais dans mes deux mains une tasse jaune contenant un liquide marron et très froid. Je me sentis bien à ce moment précis. Voir l’agitation dans les rues avait l’étrange pouvoir de me calmer et me rendre joyeuse. Mais je revins à la réalité assez brusquement, entre les cris de mes frères et de ma mère s’affairant devant la plaque de cuisson, il n’y avait aucun endroit où le silence et la tranquillité régnaient.
Mon père n’était pas là pour nous éduquer et nous sermonner quand nous faisions une bêtise. C’était frustrant de ne pas le connaitre mais tout ce que ma mère avait bien voulu nous délivrer à l’époque, n’était qu’une vaste phase de recherche. Il était très riche et très beau apparemment. Le terme « riche » m’avait longtemps travaillé, il faut l’avouer.

Elle

Elle regarde autour d’elle. Regarde sa clef en métal, l’insère dans la serrure, tourne deux fois, ouvre la porte, la main sur la poignée et s’enfonce dans son appartement. La femme ferme la porte à clef et se retourne vers le salon. Elle s’écrase sur le sol, dos contre la porte, fourre sa tête dans le creux de ses deux mains et laisse couler de longs filets d’eau noircie par le mascara. La femme en tailleur pleure en silence, sent son cœur s’affoler et respire bruyamment, pour reprendre, finalement, sa respiration. Elle lève la tête, essuie violemment ses larmes puis se relève, main contre la porte, tripotant sa bague. La femme triste enlève ses escarpins, les lance sur le tapis et se dirige vers sa chambre, tout en arrachant son collier de perles et ses cheveux au passage. La demoiselle ouvre la porte, court vers son lit et tombe sur le matelas. Le silence est perturbé par de longs gémissements aigüs, de sanglots et de bruits de mouchoir rencontrant le nez coulant. Elle y passera toute la nuit, à pleurer son amour perdu, sa honte et sa tristesse.

Le lendemain, elle se lèvera, frottera ses yeux douloureux, se dirigera vers la salle de bain, prendra une douche, se maquillera et s’habillera, en tentant d’oublier son désarroi. Elle sait qu’elle le croisera, elle y pensera tout le temps, elle aura peur. Peur de le voir, de l’examiner, de s’approcher de son corps pour lui parler pour que finalement, elle se remette à pleurer. Elle pensera à ses longues soirées avec lui, avec ses amis, rigolant. Pourquoi? La jeune femme ne saura pas. Elle tentera d’oublier l’amour de sa vie, en changeant de vie d’ailleurs. Elle s’exposera aux regards inquiets de ses collègues et de son ex-fiancé qui la regardera d’un air hautain avec sa nouvelle fiancée à ses bras. Elle capitulera et baissera les yeux, les larmes montant. Puis déposera sa démission, dans la matinée, c’était d’ailleurs son ex qui lui avait rédigé « Dans le cas où je te quitte…». Sur le moment, elle était heureuse, mais affreusement inquiète. Comment allait-elle continuer sans lui? Elle quittera les locaux dans l’après-midi, avec l’aide de ses amies. Le regard du sous-chef, autrement dit son ex, sera heureux de la voir partir. La demoiselle au carton sortira, embrassera un à un ses anciens collègues puis entrera dans la voiture pour rentrer chez elle et pleurer jusqu’à l’aube du jour suivant, comme la nuit précédente…

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La Femme:

Participation 1:

Je regarde l’horloge de ma chambre. Elle est blanche et complètement nue. Aucun cadre, aucune photo, juste une télé et une applique murale. Je compte les secondes qui me séparer de mon opération. Je fixe le temps, me battant contre le tic-tac de l’aiguille et attends le docteur gentiment. Vous connaissez l’impression d’oppressèrent dans une pièce? Dites vous que je l’a connais depuis des années. Je me bats contre la mort, continuellement, sans m’arrêter car si je me stop, mon corps lâchera. Cancer un jour, cancer toujours? Non !
Je fouine dans tous les recoins pour trouver une lueur d’espoir, un pincement de force, pour me battre, encore et encore. Je vous le dis clairement, je me battrai jusqu’à la fin de tout. Cette opération est ma bataille et je guérirai bien un jour, peut-être.
Vous pensez que j’emplois souvent le verbe « se battre »? Effectivement, je le fais mais comment feriez vous autrement? Je me bats contre moi-même et bien plus encore. Je ne cherche pas forcement la guérison, non, je cherche une fin mémorable et magnifique. Pas une fin dans un bloc opératoire ou dans un lit hôpital, une fin sur le champs de guerre, remplie d’honneur et de bravoure, pour avoir trouver la force d’en finir avec ce parasite.
Evidemment, ce ne sont que des rêves irréels mais qui me donne du courage et tout ce qu’il y a de bien sur cette Terre. J’entends un tournement de poignée, une porte s’ouvre. En réalité, il s’agit de ma porte blanche comme le reste. Le médecin arrive.
Je vais m’en sortir glorieuse… Je vous le promets…

Participation 2:

Je ressens une grosse pression dans ma poitrine, une douleur foudroyante de stress qui me comprime. J’ai peur du résultat. Quelques secondes encore à attendre, elles sont affreusement longues… Puis soudain, le résultat s’affiche sur le test. Il est positif.
Positif… Je suis enceinte.
A 16 ans. 
Une larme coule le long de ma pommette pour finir sa course sur mon menton. Je laisse tomber le test de grossesse sur le lavabo et entre dans ma chambre. Il ne se passe rien, aucun bruit dans la pièce. Une seconde larme slalome entre mes pores, pour finalement se multiplier. Je pense à Matthieu, il va me laisser avec un marmot sur le dos. Et ma famille? Comment vont-ils réagir? Je me vois déjà à la rue, avec la honte d'être déjà mère si tôt. Je serai reniée par mon père, lorsque je lui apprendrai la nouvelle. Je ne pourrai pas avoir mon BAC, douée comme je suis au lycée. Ma voix tressaute un peu et quelques sanglots s ‘échappent.
Je pourrai avorter. Mais ce serai tuer un être humain, non, c’est une mauvaise idée… Je pourrai le garder en espérant me faire accepter… Avoir à prendre des décisions très importantes quand on est immature, cela revient à une division par zéro. 
Je devrais en parler avec Matthieu, le père… 
Je m’inquiète pour mon avenir…

----~----

Halloween et Portraits:
Spoiler:









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Déco & Co

Pennie et Jack habitent ensemble depuis 2 ans. Ils aiment la saleté, l'art et ont une grande passion pour l’accumulation d’objets qu'ils pourraient vendre ou utiliser. Ce couple veut se marier et avoir des enfants, encore faudrait-il qu'ils sortent de leur style de vie étudiant.

Spoiler:































Bonne journée/soirée !

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Daloriia
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Re: Daloriia's Factory

le Lun 26 Oct 2015 - 21:02
La réponse de la Miss Catastrophe

Merci ma Lady d'amouuuuuur, je suis moins douée pour les mecs et j'ai moins de téléchargements aussi, mais bon, je tente !

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HALLOWEEN ♥

Au programme, aujourd'hui, plein de choses, comme de la construction (maison de sorcière, agence photo), des shoots (comme d'habitude) et du mâle (OUUUUUUUUH). J'ai aussi une question, avez vous des idées de défis pour une éventuelle reprise, rénovations, photos (avec sim base de votre choix, ou un téléchargement précis, un lieu précis). Bon visionnage !

Agence Photo:






Maison de sorcière ?:



Photoshoot:




Bonne journée/soirée !

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LadySquirrel
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Re: Daloriia's Factory

le Lun 26 Oct 2015 - 21:53
Tes photoshoot sont simples mais toujours de bonne qualité puis tu sais très bien maîtriser les jeux de lumière, ça donne tout de suite une certaine ambiance à tes photos.

J'aime beaucoup ta maison de sorcière, enfin de gentille sorcière hein ! Elle paye pas de mine vu de dehors mais elle a vraiment ce petit quelque-chose d'accrocheur.

Par contre n'allumant plus vraiment mon jeu S3 pour jouer, je ne saurais quel défi te donner.

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Re: Daloriia's Factory

le Mar 27 Oct 2015 - 8:55
Tes shootings sont vraiment chouettes (même si je n'apprécie pas tous ces piercings ^^).

J'adore ta maison de sorcière, le dépareillé des chaises m'a tapé dans l'œil.

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Re: Daloriia's Factory

le Mar 27 Oct 2015 - 8:58
La maison de sorcière est canon, j'ai un vrai coup de coeur pour elle.
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Daloriia
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Re: Daloriia's Factory

le Dim 24 Jan 2016 - 17:49
La réponse de la Miss Catastrophe

Merci les filles, ça fait plaisir d'être commenté, ça m'aide beaucoup rouge .

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Bon, bah... HAPPY NEW YEAR !

Avec les cours, la Gazette et ma vie IRL, j'ai pas grand chose de vraiment intéressant mais bon... Bon visionnage !

Spoiler:










Bonne journée/soirée !

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LadySquirrel
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Re: Daloriia's Factory

le Dim 24 Jan 2016 - 20:18
Des piercings partouuuut.
J'aime beaucoup la seconde photo, la demoiselle a un regard hypnotique. émue

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Caroline
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Re: Daloriia's Factory

le Lun 25 Jan 2016 - 6:55
Toute tes photos sont superbes ! J'ai une préférence pour la dernière.
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Daloriia
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Re: Daloriia's Factory

le Jeu 28 Avr 2016 - 19:30
La Réponse de la Miss Catastrophe

Merci les filles, ça fait super plaisir de voir vos commentaires !

Casey

Certains le savent, j'ai commencé à écrire sur Wattpad (OMG GRO CLICHE, TU FAI TRO PITIE). Bref ! J'ai écris 7 chapitres jusqu'ici et comme ce n'ai pas une histoire sims, bah je ne voyais pas où la mettre. Bon, je préviens tout de suite, il y a du langage un peu injurieux, c'est le personnage qui est comme ça. Je vous laisse avec un rapide résumé. Bonne visionnage lecture !

Résumé:
Casey est arrogante et contestataire, et cela depuis tellement longtemps qu'on ne sait pas exactement quand elle a pu développé ce caractère.  Brune colérique, elle n'aime pas se faire marcher sur les pieds et elle assume complètement d'être à la limite du politiquement correct.

Son meilleur ami, Simons, est un photographe ambitieux, légèrement timide mais complètement décomplexé en compagnie de Casey. Il annonce à cette dernière qui part,  l'abandonnant  dans la ville qui les a vu naître.

Avec cette nouvelle annonce, tout se bouscule pour Casey, sa routine disparaît et une nouvelle façon de vie s'offre à elle. En rencontrant des nouveaux amis, elle découvre un nouveau monde. Qui ne va pas souvent lui plaire.

Chapitre 1:


Boum, boum, boum...

      Les rythmes pulsés de la musique me transpercent le corps. Les sons me vrillent les oreilles, à la limite du saignement.

Boum, boum, boum...

      Mais le morceau se coupe peu à peu, laissant place à une fine mélodie qui me caresse, tendrement. J'aime cette chanson. Elle est forte et calme à la fois. Impossible de définir ses influences, connaître le jeu dangereux qui se joue en ce moment même. Les couples s'embrassent passionnément, oubliant la présence des filles seules comme moi, qui les observe, sans le vouloir.

      J'aime beaucoup "l'Historia", le DJ joue au gré des humeurs, parfois en lançant des sons aux sonorités tribales, d'autres fois en effaçant les bruits assourdissants pour ajouter des musiques calmes, envoûtantes. Comme maintenant. "Thinking Out Loud " est une longue caresse, la dernière danse de la soirée, un dernier murmure. Je quitte la scène, abandonnant les hommes et femmes qui dansent, collés entre eux. J'aime vraiment "l'Historia". C'est une seconde maison, un lieu de bien-être suprême. Il exalte de chaque pierre des lieux. C'est beau, agréable. Calme. Mais les trois heures du matin se font sentir, mes pieds commencent à réellement être fatigués et mes jambes flageolent, l'air de rien. Au risque de paraître bizarre, j'aime cette sensation, le poids de la fatigue sur mes épaules, mes Doc's qui ont une masse énorme à présent. J'adore ça.

Le morceau prend enfin fin, tout le monde sort de la piste, pressés pour certains, à la limite de l'écroulement de fatigue pour les autres. Une femme s'endort dans les bras de son mec, c'est drôle de voir sa bave commencée à couler sur l'épaule de ce dernier, visiblement dégoutté de l'amas transparent qui s'étale sur lui.

Ne rigoles pas Casey.

-*-

        Je reste assise sur mon pauvre tabouret, la musique s'est stoppée depuis une demi-heure, les clients du soir sont partis. Tant mieux, mon travail est fini pour aujourd'hui.

Je peux enfin ranger mon tablier et partir

Je prends mon vieux perfecto élimé, éteins toutes les lumières et fais la fermeture, c'est mon tour ce soir. Les serveurs sont tous chez eux, entrain de dormir, ses cons.

          Ils aiment profiter des avantages de bosser dans un des meilleurs bars de la ville, mais ils ne connaissent pas vraiment le mot "travail". Ils ne connaissent pas les heures supp', ses conneries qui ne rapportent pratiquement rien.

L'air est frais cette nuit, quelques nuages, pas de pluie à l'horizon. Génial. Le vent me frappe de plein fouet, cela me fout une gifle monumentale qui me réveille d'un coup sec. Mon arrêt de métro est à cinq minutes d'ici, il fait sombre, je ne me sens pas en entière confiance mais je suis obligée, c'est pas trop mon délire de crier comme une fillette.

Allez, c'est pas compliqué Casey, t'as pas peur, hein? T'es pas fragile, on va pas te casser, hein?

          Je me mets à courir comme une timbrée pour atteindre ce métro, particulièrement sale et malodorant. Un SDF dort sur trois morceaux de carton, en position latérale de sécurité.

Je jette un coup d'œil, triste de voir le malheur des gens. Mais que fout le gouvernement, aidez-les ! Ils en ont besoin !

          Le quai est vide, c'est pas plus mal, glauque par moment, j'avoue. Il y a quatre morceaux de papier qui se battent en duel, abattus par le vent en l'espace de deux secondes, quand le train déboule, écrasant l'air, légèrement étouffant. Je monte dans la rame et atteins mon arrêt dix minutes plus tard. Il suffit de compter cinq arrêts et c'est le lit qui m'attend. Un petit sourire se plaque sur mon visage, je le sens. Imaginer mon édredon après cette longue journée, c'est tellement jouissant.

-*-

            Les clefs de mon appartement ont du mal à rentrer dans la serrure.

Elle doit sûrement être rouillée Casey.

            Je donne un grand coup, la porte s'ouvre enfin, j'ai bien cru que j'allai être coincée dehors moi! Dormir sur le vieux paillasson miteux n'est clairement pas une bonne idée.

Je pousse un cri de joie sonore, rien à battre des voisins qui dorment, eux n'ont pas à bosser jusqu'à pas d'heure pour presque rien. Ils n'ont pas à cumuler plusieurs emplois pour payer les factures donc les réveiller en pleine nuit, ce n'est sans doute pas grave.

             Je claque la porte avec le plus de motivation du monde, provoquant un tremblement dans le mur.

C'est vraiment un immeuble à deux francs cinquante Casey, gagnes mieux ta vie pour trouver mieux.

              J'enlève mes Doc's, les jette violemment contre le canapé, enlève mes vêtements sur tout le chemin pour atteindre mon lit, laissant une traînée s'étalant sur quelques mètres.

              Mon lit est complètement en foutoir, mais cela ne me gène pas. Je saute dedans, et m'éclate contre le matelas, un peu dur. Je rabats ma couverture et m'enroule dedans en position "burritos". Et rapidement, je sombre dans un sommeil profond.

Avec quelques ronflements bien sonores, sûrement.

Chapitre 2:


Mes yeux s'ouvrent doucement, un peu collés. J'ai des courbatures sur tout le long du dos, partant des reins et remontant jusqu'à la nuque. Ça fout un mal de chien, la vache !

Je me lève avec le moins d'envie du monde. Le sol est tout froid sous mes pieds. Mon téléphone traîne dans la poche de mon pantalon, toujours au même endroit depuis mon arrivé à la maison.

Quel heure est-il?

Je me déplace lentement, mon iPhone dans les mains. L'heure s'affiche au sommet de l'appareil.

11h37

J'ouvre les yeux en grand. Je suis à la bourre, comme d'hab', pour pas changer! Mes pas lents deviennent une véritable course contre la montre, je cours dans tout le studio, cherchant un t-shirt propre dans la commode et un pantalon sans trou dans l'armoire. Evidemment tous les vêtements que je possède sont sales ou bien roulés en boule. Génial...

J'ai envie de crier comme une folle, mais finalement, je trouve mon Saint Graal dans un coin poussiéreux. Un haut blanc avec un pantalon denim, ça fait potable. Mon rendez-vous est dans moins d'une demie-heure, je suis finie !



-*-

11h55


Je suis entrain de courir pour atteindre le café d'angle du centre ville. Mes cheveux sont dans un état pas possible, mais je n'avais pas le temps. J'arrive au lieu du rendez-vous, essoufflée. Il y a un soucis. Même un gros.

C'est fermé Casey. On est dimanche, pas lundi.

Je tape du poing contre le volet en fer, manquant de me casser les phalanges. Ah, j'en ai marre! Les passants me regardent, ahuris par mon comportement. Je les fixe violemment, pour les faire partir. Je hais profondément leurs têtes de pitié? Oui, complètement. Ce n'est pas parce que je ne habille pas comme les autres filles de mon âge ou que je tape un truc quand je m'énerve que j'ai le droit ultime d'avoir des regards de personnes qui ne me connaissent pas. Je n'ai pas le droit d'être jugé.

Bon, t'es sur la place Casey, fais quelque chose d'utile.

Brusquement, une vibration s'immisce dans ma cuisse, un nouveau message.

Simons

Hey Casey, rejoins moi à la maison, j'ai un truc à t'annoncer.

Remarque, Simons vit à quelques immeubles de ma piaule, le chemin sera plus rapide pour rentrer.



-*-

Je suis en face de la porte de son appart', ça fait dix plombes que j'attends... Je tambourine, encore et encore. Enfin, la porte s'ouvre, Simons se dévoile.

-T'abuses! J'attends depuis tout à l'heure et c'est toi qui m'appelle! Dis-je, une pointe de colère dans la voix.

-Roh, je t'ai pas entendu, ça va...

-Tu m'énerves, j'entre dans les lieux à grands pas, j'en ai marre de poireauter à chaque fois.

Simons est mon meilleur ami, mon grand confident, le seul qui puisse me comprendre. Je le connais depuis des années, ce boulet. Il a toujours son air de grand gamin, comme à l'époque de la primaire, sa mèche brune qui tombe à chaque fois sur son œil gauche, les cheveux en bataille, le regard vif et aussi gris que les nuages. Bref, c'est mon pote et personne ne pourra changer ça. Je passe mon temps chez lui, quand je ne suis pas à l'Historia ou chez moi. J'aime tout chez lui, sauf sa façon de me laisser devant chez lui, à l'attendre. Il dit toujours qu'il ne m'entend pas mais je pense qu'il fait ça juste pour me faire chier. Et il réussit à chaque fois, ce con. Il a un sourire taquin quand j'arrive.

-Alors, tu voulais me dire quoi?

Simons, d'habitude tout sourire, a le visage inexpressif, sérieux sans doute, impossible de savoir ce qui se passe.

-Euh... C'est compliqué à expli...

-Accouches, j'ai d'autres trucs à faire moi !

-Tu me laisses pas en placer une aussi!

-Bah dis alors !

Ses lèvres sont mi-closes, une minuscule phrase s'en échappe. Limite inaudible.

-Je pars Casey.

Mon sang ne fait qu'un tour, chauffant mes oreilles très rapidement. Il se fout de moi là? Il part?

-Attends! Quoi?

-Je. Pars. D'ici. Dit-il plus fort. Je m'exporte, j'en peux plus de la vie ici, toi tu bosses dans ton club, moi je me fais exploiter par le studio. Je rêve de plus, beaucoup plus !

Je savais que ce moment allait arriver. Simons est un photographe hors-pair, le meilleur.  J'aime ses photos, artistiques et professionnelles à la fois. Je ressens toujours une grande émotion quand je les vois. Il peut vous faire monter les larmes puis ensuite vous faire éclater de rire. Il est ambitieux, ça je le savais mais je ne pensais pas qu'il voudrait partir.

Il ne parle pas souvent de ses emmerdes de boulot avec moi... On évite d'en parler le plus possible, et depuis la fin de nos études. Un long silence s'installe entre nous.

Parles Casey.

Je le regarde dans le blanc des yeux, essayant de comprendre son choix.

-Parles moi donc... murmure-t-il.

-Je sais pas quoi dire... Où, quand et pourquoi sont un bon début non?

Il s'installe sur l'accoudoir du sofa où je suis installée, un peu éloigné de moi.

-J'ai réussi à trouver un emploi à Londres, il y a cela plusieurs semaines. Je me suis rendu compte que ma vie ici ne me convenait pas. Tu sais bien que je n'aime pas ne pas avancer et mon temps ici est fini. Je suis bloqué dans cet appartement miteux, avec peu d'argent mais mon nouvel emploi va pouvoir de nouveaux horizons! Je suis tellement heureux de me barrer d'ici !

Je sens que mon expression est bloqué, sans expression. Je me rends compte enfin de ma léthargie et réponds enfin par un magnifique:

-C'est bien.

Simons semble un peu étourdi par ma phrase, ça se lit sur son visage.

-Je pars dans deux semaines Casey...

-Deux semaines ! Cris-je, surprise.

-Oui, deux semaines. Je pars pour visiter les locaux et prendre ma nouvelle piaule. Je reviendrai, t'inquiètes pas.

Il pose sa main sur la mienne et la tapote doucement, comme quand nous étions enfants.

- Tu as soif? J'ai de l'eau, du coca et du 7-Up.

Ma tête tourne, j'ai du mal à comprendre la nouvelle information que je viens de recevoir. Mais puisse qu'il faut bien répondre...

-Seulement de l'eau plate, s'il te plait Simons.


Chapitre 3:


Je suis encore sous le choc. Si ce n'avait pas été Simons, je pense que je n'aurai pas réagi. Sans doute, j'aurai dis un "Cool" mais j'en aurai rien à faire de cette personne. Il n'y a que Simons qui compte et rien ne peut changer ça... Sauf ce putain de voyage à deux balles à Londres. Mais je peux pas lui en vouloir, c'est ses choix, sa vie. Pas la mienne.

Je marche dans les rues vides, le sol est jonché de bouteilles vides, fragments d'une soirée bien arrosée. Bizarrement, j'aime bien me dire qu'il y en a encore des gens qui s'amusent ici.

"-Arrêtes de broyer du noir Casey, je peux pas changer mon choix car la princesse l'a décidé.

Je lui montre mon majeur dont l'ongle est peint en rose perle, qui jure avec mes ongles bleus. Un peu comme le vilain petit canard."


Et évidemment, il avait rit à pleines dents.
Et je l'ai suivi, riant à me tordre le ventre.

Ma piaule n'est pas loin, mon envie de taper dans un truc se réfrène, me laissant juste une once de colère. Ah purée... Les accès de colère sont tellement fréquent chez moi que je ne m'en rends même plus compte. D'ailleurs, je suis en face de la porte. Avant d'entrer, je sors mon téléphone portable. Trois messages. Un de Kayla, un de Simons et le pire de tout, un de maman. Au secours.

Kayla


Hey ! Soirée chez Louis, 20h, ramènes la guitare !

Bisous, j't'aime !

Simons

J'ai zappé de te dire pour la soirée de Louis mais je pense que Kayla t'as déjà mise au courant ! Smile
À toute !

Et évidemment, ils ont envoyé leur message en même temps, à croire qu'ils sont faits pour être ensemble ces deux la!

Je redoute le message de ma mère, que va elle encore me dire.

Maman

Coucou mon canard, ça va? Je voulais savoir si tu passais dans la semaine pour venir chercher ton affreux sac de sport, tu sais bien que je vais pas laver son contenu.
Bisous ma fille.
Ps: Ta sœur vient d'accoucher, tu pourrais faire l'effort de venir la voir quand même.


Je bloque sur le PS. Depuis quand Jeanne est enceinte? Oh purée, faut que je tienne aux nouvelles familiales maintenant?

Façon, je n'ai jamais été très famille, ni très sociable d'ailleurs. Je parlais pas souvent et je ne habillais pas chez Abercrombie ou bien -euh- Hollister. Trop cher. Y en avait que pour Jeanne, elle était l'aînée, la belle blonde aux yeux océans, au visage de poupée et à l'intelligence de malade. Bref, elle est parfaite comme fille.

Dans ma famille, on est quatre. Mon père, ma mère, Jeanne et enfin moi. Je suis le vilain petit canard de la famille. La brune aux yeux verts et au corps fin comme une brindille d'arbre. Et puis surtout, je suis intéressée par l'art de la musique. L'exact opposé de ma famille de scientifiques. Maman était chercheuse à une époque, révolue d'ailleurs, ma chère sœur est pédiatre et mon daddy est chirurgien.

Je vous laisse imaginer la photo de famille avec trois têtes blondes, un sourire collé sur le visage et une fille brune comme l'ébène à l'opposé des autres. Et par extension, tirant la tronche.

Bah, ça c'est ma famille. Une bonne vieille famille de snobinards. Avec un élément contraire dans le lot.

Il n'y a que de mon grand-père qui me ressemble, le seul dont je suis vraiment normale et importante. Lui aussi jouait d'un instrument de musique, je crois que c'était le piano ou bien la guitare comme moi. Je n'ai pas trop de souvenirs de lui, j'avais dix ans quand il est parti. Pour un monde meilleur peut-être.

Je rentre dans le salon, les yeux fixés sur l'écran. Mon canapé ne ressemble plus vraiment à un canapé, c'est plutôt un amas de tissus arraché ou troué, mais il est encore fonctionnel. Je m'y étale de tout mon corps, m'étirant chaque muscle, et craquant mes os.

Je me sens vide d'énergie, sauf que je me suis levée à 11h30 et qu'il n'est que...

16h48

Malgré tout, Je n'ai pas très faim. Et pourtant, je n'ai pas mangé depuis hier.

"Penses à ta ligne Casey ! disait ma mère."

Je lui obéissais, je voulais encore un peu de considération de ma maman à l'époque. Je ne l'ai pas eu cependant.

Mon téléphone vibre une fois de plus. Je croise les doigts pour que ce ne soit pas encore ma mère. Mais c'est le prénom de Kayla qui s'affiche.

Kayla

Je passe chez toi dans vingt prochaines minutes! Il faut que tu m'aides à choisir ma tenue ! Et je te préviens qu'on va y passer du temps.

Shit. Je cours vers la salle de bain, me relaver les dents, on sait jamais avec Kayla. Elle flippe pour rien cette fille. Un morceau de salade entre les dents et elle hurle pendant trois heures... Insupportable .

-*-

Je me fixe dans le miroir depuis cinq bonnes minutes. C'est pas que je m'admire. Loin de là. Je fais la liste de mes nombreux caractères physiques. Mes cheveux tombent sur mes épaules, bruns comme l'ébène, les yeux aussi verts que l'herbe, des lèvres un peu rosés et un nez légèrement fin. Je suis commune. Le seul élément essentiel qui me représente, c'est bien le dégradé bleu qui se joue sur ma chevelure. Soudain, un frappement régulier se fait entendre dans le séjour.

Ça y est, elle est là. Souris Casey. Fais comme si de rien n'était.

Je me précipite sur la porte, manquant de m'éclater sur le sol, le nez cassé pour une fête, c'est pas terrible, et ouvre pour tomber sur une femme rousse d'un peu près la même taille que moi. Elle est enseveli sous un tas de vêtements et de maquillage. C'est limite flippant.

-Aides-moi ! Je vais pas survivre là ! Dit-elle, étouffé par la montagne de fringues qu'elle porte.

Elle fonce sur la table à manger et y dépose tout. Kayla est une jolie femme, il n'y a pas de doute la dessus. Elle me fait penser à de la moutarde "Fine et Forte". C'est pas vraiment une comparaison de fou mais cela lui convient bien.

-Bon, alerte de niveau deux, on a une soirée, j'ai pas ma tenue ni la tienne. On a... Un peu moins de deux heures, donc on s'y met tout de suite. Dit-elle en frottant dans ses mains.

Cela va être long Casey, très long...

Je souris et lance un magnifique "Génial" qui ne vient sûrement pas du cœur.


Chapitre 4:
La maison de Louis semble vide. Pas un bruit dans la rue, peu de voitures sur les places de stationnement. À croire qu'il n'y a aucune fête dans le coin.

Louis est un gars silencieux, toujours calme et à l'écoute, je ne l'ai pas vu souvent se lâcher, même après des shots de vodka, c'est très intéressant de voir le niveau de résistance de certains.

Suite à nos deux bonnes heures d'essayage, Kayla et moi marchons dans la rue à différentes allures. Elle semble pressée et avance rapidement sur ses grands talons, tandis que moi, je marche à vitesse constante.

-Magnes toi l'escargot, on est déjà à la bourre! Crie-t-elle, sans se retourner.

-On serait pas dans cette situation si tu n'avais pas mis trois plombes à te décider entre la robe bleue et la doré!

La rousse se tourne enfin vers moi, m'adressant un magnifique majeur et un regard de braise.

-Tu ne te rends même pas compte de l'importance du choix entre deux tenues! Elle rajuste son décolleté. Louis m'a dit qu'il avait invité des personnes en plus ce soir, faut bien que je mette en valeur mes atouts. Et toi aussi d'ailleurs. Dit-elle, en me pointant du doigt.

En effet, je me retrouve dans une tenue tellement serrée que je ne peux presque pas respirer. Une robe noire col-roulé sans manche et définitivement trop courte ainsi qu'une paire de talons rouge. Ainsi, je ne cesse de tirer sur le tissus, tentant de cacher mes cuisses presque dénuées.

Il faut vraiment que Kayla arrête de choisir pour toi Casey. Non mais tu t'es vu!

" -Non mais t'es sûre de toi Kayla? C'est pas un peu trop court là? On va pas en boîte. Juste chez Louis.

-Elle est très bien cette robe, en plus on a plus le temps pour essayer, tu mets ça et tu arrêtes de faire ta prude.

Il est 19h17, on est vraiment à la bourre et je n'ai qu'à me résigner et porter ce morceau de tissus."


-*-


0h05

La musique est à son minimum, il n'y a que Louis dans le salon, la soirée est finie, les invités sont presque tous partis et la soirée ne fut clairement pas un grand succès. Kayla est partie avec un mec brun qui lui plaisait. Je n'imagine même pas ce qui va lui arriver.

Un silence lourd s'est installé depuis le départ de Maxim, un ami de Louis. Il nettoie le salon avec un petit sac poubelle et un ramasse-miette. Pathétique.

-Ça va? T'as besoin d'aide? Lance-je, en sachant pertinemment qu'il me dira non.

Louis, qui est dos à moi, se retourne, surpris et confus que je lui parle. Je ne suis clairement pas proche de lui, il ne m'apprécie pas, et je ne peux pas lui reprocher ça.

-Euh... Il réfléchit à ses paroles. Non, je pense que c'est bon. Merci.

Je me lève, perchée sur mes talons et me mordant la lèvre de douleur. Ah la vache, c'est horrible.

Louis me fixe, le regard perdu. Il est bizarre ce mec.

-Bon bah, salut.

Je sors de la maison, ma guitare à la main. Soudain, un bruit de porte résonne derrière moi.

-Casey? Il semble fatigué et un peu éberlué.

-Oui?

-Merci... D'être venue.

Il rentre me laissant seule, complètement abasourdie par cette conversation.

-*-

Quelle soirée pourrie. Franchement, je me suis jamais autant ennuyée à une fête. Presque personne, peu ou pas de musique et du Champomy. Je suis entièrement déçue. Il faillait s'y attendre, ce serait plutôt un apéritif dînatoire qu'une vraie party.

Simons n'a finalement pas pu venir, Kayla passait son temps à se goinfrer de petits fours et moi bah... J'attendais que ça passe.

Vibration de mon téléphone.

Kayla

Désolé pour hier, c'était vraiment de la merde. Mais j'ai rencontré quelqu'un qui nous invite à une grosse party vendredi soir.

J't'embrasse!


Je lui réponds donc, manifestant un léger mécontentement.

Encore un plan foireux? Nan mais ça va, j'ai déjà donné. C'est sans moi.

Il est encore tôt, je stagne sur mon lit, par manque d'envie et une grosse flemmardise. Je me mets à divaguer pensant tour à tour à Kayla, le déménagement de Simons, la soirée d'hier et la conversation avec Louis.

Un fin rayon de soleil atterrit sur mon visage, m'aveuglant à moitié. Je m'enroule dans les draps et tourne le dos au soleil.

Il faudrait que tu te lèves Casey.

Je m'étire de tout mon long, n'hésitant pas à craquer ma nuque endolorie par la nuit agitée et mes jambes aussi par la même occasion.

Mon job commence à 18h, j'ai bien le temps de rien faire.

Ton rendez-vous Casey.

Merde ! J'avais oublié, c'est parti pour une séance de cardio. Mes vêtements ne sont toujours pas propres. J'espère à chaque fois que cela se nettoie tout seul, comme un grand. Mieux vaut pas espérer tout de même.

-*-

L'Émérite est ouvert depuis deux bonnes heures. Le soleil se couche peu à peu, amenant de plus en plus de clients dans le bar. Ce soir, ce sont des musiciens qui jouent.

Le piano est accordé, les guitares prêtes à jouer et la batterie est installée. J'adore les lundis, chaque semaine, les musiciens viennent, me faisant tout oublier. Et là, c'est bien ce que j'ai besoin.

Les danseurs commandent des whisky-coca et des tequilas. C'est du grand n'importe quoi. Mais il y a de l'argent au bout, comme une carotte donc je ne peux pas me priver de ces ventes.

Un homme est assis depuis l'ouverture sur un tabouret, les coudes sur le bar. Il est blond, habillé en noir, avec un tatouage qui démarre à la base de son oreille et court dans son cou. Cet homme semble perdu dans ses pensés, son verre vide qu'il tourne sans cesse dans sa main droite.

-Monsieur? Vous avez besoin de quelque chose? Un autre verre?

L'homme se réveille un coup, secouant sa tête. Il a un regard interrogateur, désorienté et fuyant.

-Un gin. Merci.

Un gin. Il semble apte à prendre un autre verre.

Mes mains virevoltent entre l'alcool et le verre, jetant de temps à autre un regard vers le mystérieux client qui fixe le vide.

Flippant.

Je dépose le verre plein devant lui, m'appuyant sur mes mains pour lui faire face.

-Autre chose ?

Cette fois, il me regarde dans les yeux, ne cherchant pas à fuir. Il me regarde intensément. Plus glauque, tu meurs.

-Non, je ne pense pas. Il tourne sa tête et regarde les musiciens qui viennent de commencer un jam session. Comment s'appelle ce groupe? Ils sont pas mal.

-Les Unknowns, je crois, ils n'ont pas de noms, ils changent tout le temps. La semaine dernière, c'était Jackson Eight, ou un truc dans le genre.

-Ils manquent un peu de charisme, on a l'impression qu'ils sont à un enterrement. Le pianiste déprime, le batteur est vide de force et pourtant, la musique est bonne. Il manque une touche de féminisme. Il effectue un 180° et se retrouve en face de moi. Vous êtes musicienne?

-Oui, comment savez-vous?

-Vous avez de la corne sur les bouts des doigts.

Quel con !

Un silence lourd s'installe entre nous, la musique s'adaptant parfaitement à la situation chaotique qui s'immisce entre nous. Comme le tonnerre qui gronde. Il reprend, manifestement, il n'a pas remarqué mon air énervé qui transpire de toutes mes pores. Il dispose le compte exact de l'addition sur le comptoir.

-Bonne soirée.

Le blond se lève, m'abandonnant derrière le bar, statique. Je n'entends plus rien autour. Mes oreilles sifflent. Mes yeux descendent et tombent sur un petit papier de l'addition. Je le prends et commence à compter si le tout est bon. En le dépliant, un mot écrit à l'encre noir s'affiche.

Valentin


Je suppose que l'inconnu blond qui m'a parlé s'appelle Valentin.

-*-

La soirée se déroule si rapidement que ce moment avec lui n'a pu duré que l'espace d'un battement de cil. C'est vraiment troublant. J'en frissonne encore.

La fermeture est pour bientôt, les Unknowns sont déjà partis depuis une heure, estimant qu'ils n'avaient plus rien à présenter pour cette semaine et qu'une bonne bière pourrait les aider à écrire de nouveaux morceaux.

Les clients partent peu à peu, payant leur consommation, traînent un peu les pieds, déçus qu'il ne soit que minuit. Pour moi, c'est le meilleur moment de la journée, le plus calme.

Voir la salle devenir de plus en plus vide, la lumière se tamisant avec l'heure qui avance, les instruments laissés dans un coin. J'adore cette impression où tout respire.

Mon moment que je préfère bien plus encore, c'est quand tout est vide et que je peux enfin monter sur les planches de la scène.

Les craquent toutes, une à une, doucement. La guitare folk est posée contre le mur. Je la prends dans ma main,et m'installe sur un tabouret pris au hasard. Mes doigts se baladent sur les cordes et les accords commencent me transportant dans un autre monde.

Un autre monde où Simons ne part, un autre monde où je ne suis pas sans l'autre partie de mon cœur. Un autre monde où je ne suis pas seule.

Soudain, un bruit résonne dans la salle qui devrait être vide. Je rouvre mes yeux que j'avais clos. Un homme est dans l'ombre, une capuche noire sur sa tête qui cache son visage.

Il prend la fuite. Au niveau de son avant-bras gauche, un morceau de tissus se coince avec un bout de bois, le laissant accroché à ce dernier. Il l'arrache sans pression, me surprenant.

-Hey! Revenez! Crie-je, en déposant la guitare à même le sol, sortant du bar le plus rapidement possible.

Je vois l'homme à capuche au bout de la rue déserte, bifurquant à droite. La vache, il court celui-là ! Impossible de le rattraper. Je rentre dans le bâtiment, la mine déconfite et arrache le morceau qui est toujours coincé dans le bois.

Noir. Il y a des traces rouges dessus, comme s'il avait été mal lavé. Il y a un mélange de sueur et de parfum musqué.

Je suis troublée par cet homme. Pourquoi serait-il entré et comment as-t-il fait? Tout était fermé. Personne ne peut traverser les murs, à moins que l'on ne m'ait pas prévenue... Brouillée, je ferme l'établissement le plus rapidement, quittant les lieux avec une légère appréhension.

-*-
Durant tout le trajet du retour, je n'ai pas arrêté de me retourner, me rentrant dans une psychose débile où quelqu'un me suivait. Je n'ai pas dormi cette nuit-là. Ni les suivantes d'ailleurs. J'enchaînais les soirées à l'Historia, en tentant d'oublier "Capuche Man". Les jours où je travaillais à l'Émérite, je quittais soit plus tôt, soit je faisais la fermeture sans rester plus longtemps pour jouer sur scène. J'avais un peu peur, je pense.

Cela fait bien une semaine que "Capuche Man" a disparu, je crois qu'il ne reviendra plus. Je n'ai parlé à personne, pas même à Simons. Il a bien senti que ça n'allait pas fort en ce moment mais il était occupé à faire ses cartons, il n'a pas tenté de savoir mon malaise. C'est pas plus mal en fait. J'aurai aimé me confier à lui, j'en ai besoin. Mais, clairement, je n'y arrive pas. Les mots ne sortent pas, ils sont coincés dans ma gorge.

J'ai l'impression de commencer à être un mille-feuille émotionnel. Techniquement, je l'ai toujours été mais cela devient flagrant. Les couches se rajoutent, peu à peu.

Ce soir, nous sommes lundi, la journée est finie. Tous les clients sont partis. Au moment je vais tourner la clef dans la serrure de la porte principale, un blond toque à la porte, un petit sourire minimaliste affiché sur son visage. J'ouvre la porte pour savoir ce que cet homme fait là alors que c'est fermé.

Je le dévisage. Il porte une tenue noire comme la suie. Son haut est à capuche, et est troué au niveau de l'avant-bras gauche. Un tatouage se balade entre le lobe de son oreille et la base de son coup.

Je pourrais le reconnaître entre mille.

-Un verre de gin et une chanson, s'il vous plait.

C'est Lui, évidemment.

Valentin.



Chapitre 5:


Valentin est positionné en face de moi, me souriant un peu. C'est troublant. Ma gorge est vide de paroles alors, il rentre dans la salle, installant sur le même tabouret qu'il y a une semaine.

Je reste statique, comme l'autre fois, les pieds fixés sur le parquet. Il me déshabille du regard, me scrutant de haut en bas.

-Bon. Ça vient ou pas? Dit-il, impatient.

Comme par un coup de baguette magique, mes pieds se décollent et mes gestes produisent machinalement le fameux verre de gin.

Je dépose le verre devant lui et l'observe pendant que je nettoie les verres, encore sales. Il prend son temps.

-Et ma chanson?

-Quelle chanson? Demande-je, ne comprenant pas de quoi il parle.

Valentin a l'air taquin, il a un petit sourire en coin. Il se lève du siège, marche jusqu'à la scène et va pour prendre un instrument. Parmi tout ceux qu'il y a, agglutinés les uns contre les autres, le jeune homme prend une guitare folk. Même que celle que j'avais pris la semaine dernière.

Il revient vers moi, guitare en main et la pose sur le comptoir.

-Tu peux chanter pour moi?

Je le toise.

Pour qui se prend t'il, lui?

-Qui es-tu?

Il sourit.

-Je pense que tu le sais déjà.

-Valentin? C'est ça?

-Je vois que tu as trouvé mon message, c'est bien. Il sourit, l'air taquin. Je m'appelle bien Valentin, mais, par pitié, appelles moi Val'. Il colle ses mains ensemble comme pour prier.

-Très bien Val', que fais-tu ici? Comment sais-tu que je joue ?

-Et bien, je suis venu la semaine dernière, je pense que tu ne m'as pas oubliée. Je suis inoubliable hein ?

Tu m'étonnes...

-Bref, je suis repassé en fin de soirée et j'ai entendu de la musique. Maintenant que tu sais, chantes s'il te plait.

-Et pour quelle raison?

-Car tu m'aimes bien. Il reprend la guitare et la pose dans mes mains.

Ma défaite est trop grande. Je lui lance un majeur et il sourit un peu plus. Ma main droite attrape le manche et je sors de ma zone de sécurité. Je me dirige vers la scène et le regarde une dernière fois.

Mes doigts se baladent sur les cordes et l'air de "Look At Them" de Jeanne Added. Mes yeux se sont clos à la seconde où le premier accord a commencé. Je suis limite en transe, portée au delà de tout. Valentin a disparu de mon esprit. Je suis comme libre de tout.

Quand le morceau est fini, je rouvre les yeux. J'ai du mal à respirer, comme bloquée dans un espace trop petit pour moi. Je me tourne vers Valentin et ne trouve qu'une place vide.

Je me rapproche de sa place. Aurais-je rêvé? Il n'y a plus rien, sauf un morceau de papier et quelques pièces.

"Merci Casey pour cette chanson."

Il serait parti comme ça, sans un mot? Ou plutôt avec juste un pauvre message sur du papier.

Quel con !

Je bouillonne. Je tape sur le comptoir. Une douleur s'étale sur toute la main, mais je ne réagis pas. Je ferme l'endroit, la colère à son paroxysme.

-*-

Ce matin, j'ai exercé toute ma colère sur les cordes de ma guitare, histoire de bien faire chier mes voisins. Et ça a réussi, ils sont venus à trois reprises en me gueulant d'arrêter. J'étais morte de rire et puis cela me faisait du bien. Et puis j'étais contente de tout envoyer bouler.

Et puis, je me suis arrêtée d'un coup. J'ai senti comme un grand vide. Tout change, et je viens de me rendre compte que, à moi aussi, cela pouvait m'arriver. A moi, Casey, l'ermite, l'asociale.

Je me suis mise en boule sous un tas de couverture et j'ai pleuré en silence, chose que je ne fais jamais, mais j'ai pu tout évacuer d'un coup. Les deux dernières semaines avaient été compliquées autant financièrement que mentalement.

Entre le départ de Simons en fin de semaine, les soirées foireuses de Kayla, mes cumuls d'emplois et les appels flippant que je recevais de Louis, je commence en avoir plus que marre.

Mais je crois que c'est bien Valentin qui est surpasse, et de loin. Je me pose des questions sur lui, pourquoi est-il là, qui est-il... Bref, des questions dont je ne peux pas répondre par moi-même.

Mon téléphone émet une courte sonnerie. Un message vient d'arriver.

Je louche sur l'écran pour être bien sûre de ce que je vois.

+33667......

Salut, c'est Val'.

Val'?

Comment a-t-il pu avoir mon numéro? Je lui pose la question directement en lui demandant s'il ne me stalke pas.

Valentin

Un peu peut-être.

Les dix prochains messages que je lui envoie n'ont aucune réponse.

C'est une habitude chez lui ou quoi?

Ce mec est un profond boulet. Non mais je le pense sincèrement. Il est affreusement énervant, prenant son temps pour s'immiscer dans ma tête.

Bonjour Conscience. Quand feras tu ton boulot en me sortant ce beau blond de l'esprit? Hein?

Il y est tellement encré que s'en ait douloureux. Et puis au moment où il disparaît, il revient comme une fleur.

Je sens qu'un message est arrivé.

Simons

Hey princess! Bouges tes fesses et ramènes toi à l'Historia, on fête mon départ ce soir, tu t'en souviens?

Casey

Non mais tu m'as cru pour une débutante ou quoi? Je te paie une tournée mon bichon!

Simons

Ton bichon, il t'emmerde okay? Dépêches !

Ah mon pauvre Simons, comment je vais faire sans toi? C'est limite impossible de vivre sans tes petites intentions ou ton fameux TOC de passer trois fois de suite ta main dans les cheveux. Fais pas genre que c'est pour faire le beau gosse, c'est juste que t'as pris l'habitude.

J'enfile un pantalon noir avec mon petit perfecto élimé et, c'est parti. Que la fête commence.

-*-

J'adore le mardi soir, je sais que les habitués de l'Historia seront là et Simons a toujours tendance à venir me voir. On peut se boire des shots pendant des heures en refaisant le monde. On s'insurge des idées des politiques, on rigole des conneries télévisuelles et, ensemble, nous nous créerons un monde sans grande-sœur parfaite, sans mère abaissante et sans employeur de merde.

Et dire que c'est notre dernier mardi soir ensemble. Il part pour son long voyage dimanche. J'ai un peu la pression qui pèse dans mon estomac.

Je suis derrière le comptoir. Mon patron m'oblige à travailler jusqu'à dix heures, laissant le reste de la soirée avec mon meilleur ami. Et évidemment, je devrais rattraper mes heures perdues malgré les heures sup' que je fais déjà.

Il est dix heures moins le quart. Plus que quinze minutes d'attente. Les clients sont tous entrain de danser, se mélangeant entre eux. Je peux sentir leur transpiration d'ici. Et je peux dire que cela ne sens clairement pas la rose.

Mais bon, avec le temps, c'est devenu une habitude. Mauvaise habitude.

Plus que dix minutes.

Je n'ai jamais eu autant l'impression que le temps se déroulait aussi lentement. Mes yeux cherchent dans le foule un gringalet brun.

Je reste quelques minutes à scruter la salle. Impossible de le trouver.

Plus que cinq minutes.

Une tête émerge de la foule.

-Simons ! Hurle-je au dessus de la musique qui tambourine.

Il est bloqué dans la foule de danseurs bourrés. Je sors de la zone, prête à sortir mon ami de cette tempête.

Je ne le vois plus, il ne me reste plus qu'à sonder la marée qui me fait face. Mon regard zigzag entre les personnes et je bloque sur un homme à capuche, ne dansant pas et me fixant.

Il semble être blond. Une main m'attrape l'avant-bras, je me tourne, décontenancée.

-Hey! Fais pas cette tête, on a l'impression que je te fais chier. Il a un sourire moqueur.

-Non, ne t'inquiète pas, je suis un peu fatiguée, viens, on se barre.

Il ne me répond pas et s'avance vers la sortie. Il faut juste que j'aille chercher ma veste.

En me dirigeant vers le comptoir, je me retourne plusieurs fois sur la piste, cherchant l'homme à capuche.

J'attrape la veste et regarde mon téléphone portable en sortant.

Un nouveau message.

Valentin

Je t'ai trouvé très belle aujourd'hui, j'espère que Simons et toi passerez une bonne fin de soirée.

Quoi? Putain, mais comment il sait ça? Je confirme, ce mec est un gros stalker. Un énorme stalker.

Simons est accoudé contre le poteau en fer, naviguant son IPhone nonchalant. Ses magnifiques yeux gris se lèvent vers moi.

J'ai toujours aimé ses yeux. Le gris penche vers le bleu clair, limite blanc. Je me rappelle que c'est la première chose que j'ai remarquée chez lui en primaire. Je l'appelais "Nuage", et lui m'appelait "Blanche-Neige" ou "Tonnerre". C'était mon premier amoureux, et je peux vous dire que ça a duré un mois, en quatrième. Mais on s'est rapidement rendu compte que nous étions des amis et que être ensemble n'était pas crédible.

-Bon, tu veux aller où? Demande-t-il, circonspect.

-Le parc.

-*-

Le parc, c'est juste l'endroit qui représente notre relation, toute entière. Notre première rencontre, nos plus belles soirées, notre premier vrai "bisou". Nos plus beaux souvenirs ensemble.

Dans ce parc, il y a un grand arbre. Et dans ce dernier, il y a un passage secret et notre repère d'enfant. Notre petite cabane. Il n'y a plus rien dedans, seulement des gravures C+S=Amis pour la vie ou des trucs que on a pu écrire au fil des années.

Nous sommes dedans depuis deux bonnes heures, parlant tour à tour sur certains sujets. Omet de parler de Val', pas encore le courage.

-Alors, tu es prêt pour ton déménagement ?

Un petit silence s'étale sur quelques secondes.

-Oui, il regarde ses pieds, fuyant mon regard, il ne me reste plus qu'à finir ma valise et je pars. Ça va me faire bizarre de ne plus venir ici. Simons lève les bras et la tête pour montrer l'espace. Que de belles photos faites ici.

Il sort de sa poche un morceau de papier plié en quatre et me le tend.

-Ouvres ça, please.

Je déplie, soigneusement, jetant des coups d'œil à mon ami, il sourit bêtement.

Je regarde la photo, les larmes me montent aux yeux.

-Tu es fou Simons! Je le prends dans mes bras, les larmes perlant sur sa chemise.

-Je pensais que cette photo te revenait de droit. Non?

Mes doigts écrasent mes larmes. Je déteste pleurer! J'ai l'impression d'être faible.

-Oui... Merci. Dis-je, la photo collée sur mon cœur.

-*-



Nous avons finis la soirée à l'aube, vers 5h00. Simons semblait heureux de quitter le nid, je ne pouvais alors pas le contaminer par mes problèmes.

Je l'ai laissée devant son appartement, en lui promettant de venir à l'aéroport samedi, et j'ai tracé jusqu'à ma piaule, le plus rapidement possible.

Mon corps est étalé sur le lit défoncé. Les lattes risquent de péter dans pas longtemps... Je ne bouge pas, statique. Mes yeux fixent le plafond, à la recherche de réponses sans doute. Mon portable n'a pas sonné, me laissant dans une léthargie totale et volontaire. Il n'y a que les petites larmes qui perlent qui me trahissent.

Je ressemble à une grosse loque. Cela fait bien une heure que je bloque, sans rien faire.

Tu fais tellement pitié Casey. Remues-toi!

C'est pathétique, franchement. Je me lève avec difficulté, les muscles engourdis par si peu d'activité. Je n'ai pas faim, ni envie de dormir. Seul l'appel de la guitare me pousse à faire quelque chose. Et en bonne déprimée, je démarre une chanson bien triste, ouvrant la vanne de mes pleurs.

Il faut vraiment que je sorte! J'ai besoin d'air frais. J'enfile une combinaison noire, reflet de mon état d'esprit actuel. Ma guitare sur le dos, je sors, prête en découdre.

En sortant, je lève la tête, balançant quelques mèches en arrière. Par instinct, j'examine la rue. Vide, évidemment, il doit bien être dix heures. Seulement, deux ombres distinctes se rapprochent de moi. Une femme rousse et un homme blond. Je peux les reconnaître de loin.

Putain, mais c'est une blague j'espère.  

Mais que fout Kayla avec Valentin. Sérieusement?


Je mettrais la suite après quelques commentaires !

Bonne journée/soirée !

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Re: Daloriia's Factory

le Sam 30 Avr 2016 - 17:51
J'ai tout luuuuuu... et je sais pas ce que c'est Wattpad. mrgreen
Franchement j'aime bien ta plume ainsi que ton héroïne.

Par contre je vois quelques fautes (les Helpers sont tes amis non non je fais pas de pub ange ) et j'attends encore de voir comment tu vas développer l'arrivée de Valentin. Par contre il y a juste une partie que j'ai moins aimé, c'est la soirée chez Louis.

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Re: Daloriia's Factory

le Sam 30 Avr 2016 - 18:28
Tiens c'est drôle j'ai également repris l'écriture de ma fiction sur Wattpad, tu pourrais me confier ton pseudo ? J'ajouterai ça à ma liste de lecture et je te donnerai mon avis.

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Re: Daloriia's Factory

le Sam 30 Avr 2016 - 20:40
Lady: Oh des fautes , je ne sais même pas comment les contacter, ces Helpeurs, il faudrait que je me renseigne... Merci pour Casey, ça fait super plaisir ! Moi aussi, je suis pas super contente de la soirée chez Louis, il faudrait que je le réécrire d'ailleurs

Fluffy: C'est le même pseudo qu'ici donc Daloriia sinon tu peux retrouver l'histoire sous le nom de Casey, c'est tout simple ! OOOOH MOI AUSSI JE VEUX LIRE TA FICTION !

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Je file mon lien Wattpad -> https://www.wattpad.com/user/Daloriia et https://www.wattpad.com/story/67115803-casey
Et je retourne écrire le chapitre 8 ! (le 6 et le 7 seront dispo ici demain)

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Re: Daloriia's Factory

le Dim 15 Mai 2016 - 14:52
Tout pour continuer

Bon, on va y aller rapide. Il y a beaucoup de fautes, j'écris le chapitre 9 en ce moment. Bonne lecture !

Chapitre 6:
C'est une énorme blague. Sans déconner. Kayla et Val' s'avancent vers moi, tout sourire. Quand ils sont à mon niveau, Kayla commence à parler en première, vieille habitude qui perdure.

-Hey Casey ! Ça va? Je suis venue avec un pote. Valentin, Casey, elle balade sa main entre l'espace qui me sépare de lui, Casey, Valentin, tu dois sans ne pas la connaître mais elle était à la fête de Louis. Elle lance un sourire de faux-cul et se tourne vers moi. Il voulait absolument venir avec moi, tu m'en veux pas, n'est-ce-pas?

-Attends. On m'avait un truc de prévu? Interroge-je, étonnée.

-Evidemment ! On devait aller faire les boutiques pour la soirée de Maxim. On en a parler l'autre jour ! Tu as même dis que tu ne voulais pas rentrer dans un nouveau plan foireux. Kayla a les sourcils arquées, un peu en colère. Non?

Valentin ne dit rien, il regarde les immeubles, fuyant comme toujours mon regard. Il doit être trop insistant sans doute.

-Et pourquoi il est là lui?

-Il habite dans la maison de Maxim, tu sais le mec avec qui je suis partie de la dernière soirée. Et bien, ils sont coloc'. J'ai le droit d'inviter qui je veux alors j'ai pensé à toi. Elle sourit.

Un lourd silence s'installe entre nous trois. C'est gênant. Kayla me fixe et prend la bras pour me tirer vers le bout de la rue, histoire de prendre le métro, évidemment. Valentin nous suit, nonchalamment, les mains dans les poches de son éternel sweat à capuche noir.

Attends. Mais il porte toujours ce même sweat depuis notre rencontre. Il le lave? Si non, c'est particulièrement dégueulasse!

Je fais une fixette sur cette pensée, me stoppant dans ma marche, les yeux perdus dans l'espace qui m'entoure. Kayla avance toujours, malgré qu'elle ait lâchée mon avant-bras. Val' s'est aussi arrêté à mon niveau.

-Bonjour Blanche-Neige, comment était la soirée d'hier? Susurre-t-il à mon oreille. J'ai cru comprendre que des larmes avaient créés un torrent, non?

Je tourne lentement ma tête pour le regarder dans les yeux. Il affiche un sourire malsain. Ses yeux brillent d'une certain lueur, encore inconnue.

Ma première envie est de le frapper, mais Kayla est si proche, cela risque d'être impossible.

Je me rapproche de lui, proche de son oreille. Je respire un peu bruyamment quand lui est calme. Il doit sentir la tension qui s'exerce entre nous.

Je suis à quelques millimètres de son oreille droite.

-T'ES UN GRAND MALADE, hurle-je, vas-te faire soigner mon pauvre!

Kayla se retourne, perplexe. Je me rapproche d'elle tandis que Valentin se tient l'oreille, un peu en colère.

-Elle est complètement tarée ta pote!

-Qui t'as dis que ce n'est pas TOI le taré de l'histoire, lance Kayla, fière de sa pseudo punchline.

-*-
J'attends Kayla devant la cabine d'essayage, ça fait des heures que nous parcourons les centres commerciaux de la vie pour cette dernière.

Mais pourquoi je me suis mise dans cette galère...

Des fois, je me demande pour quelle stupide raison suis-je amie avec elle. Nous n'avons presque rien en commun...

Je suis assise sur une banquette, tapotant sur le clavier de mon téléphone portable.

-Kayla?

-Oui? Répond-elle aussitôt.

-C'est quand la fête de machin en fait?

Elle passe sa touffe rousse par le trou du rideau de la cabine. Son expression est indéfinissable. Un mélange de stupeur, colère, surprise et amusement.

-T'as déjà oublié. Samedi soir, vingt-deux heures.

Simons. C'est samedi vingt heures que son avion part, il arrivera dimanche dans la nuit. Mais...

-Ça fais chier d'y aller. En plus Simons part samedi soir, je ne peux pas y aller. Je commence à me lever, prête à laisser.

Une main me retient.

-Kayla, lâches moi !

-Je doute m'appeler Kayla. Dit Val'.

Je souffle bruyamment, il peut arrêter, il devient réellement gonflant. Val' détache doucement son emprise, ne touchant presque plus mon épaule.

-Restes, s'il te plait... Dit-il, son expression semble déconfite, limite triste.

Il ressemble à un enfant, désolé d'avoir fait une bêtise. Étrangement, j'obéis et me pose sur le siège, sans un mot.

What are you doing Casey?

Valentin est assis sur l'emplacement d'en face, me fuyant, encore et toujours. Il est tellement lunatique. J'ai envie de le percer à jour.

Il lève la tête, me regardant quelques secondes dans les yeux. J'ai l'impression qu'il sonde mon âme. Je suis la première à me détourner, mais c'est alors que Kay' sort de la cabine, vêtue d'un ensemble extrêmement court. Elle semble déçue.

-On part. Dit-elle, en se retournant, les bras croisés sur sa poitrine.

Je jette un rapide coup d'œil vers Val'. Il lorgne l'arrière de Kayla.

En tout cas, il n'en manque pas une celui là.

-*-

L'après-midi s'est finie à l'Émérite, il fallait bien que j'aille travailler un jour. Kayla était rentrée chez elle, bredouille tandis que Valentin avait du nous laisser quelques temps avant, c'est à partir de son départ que la journée s'est clôturée.

Je vous laisse imaginer où je me situe tout de suite. Derrière le bar, attendant que les soûlards partent.

La porte va se fermer d'ici quelques minutes. Quel bonheur ! Mais, cela parait évidemment que Valentin vienne... Mon esprit est embrumé par tout ce qui m'arrive.

L'entrée est encore ouverte quand un homme entre dans la salle.

-Un Sotch, dit-il en s'installant sur une chaise, en face de la scène en bois.

Quel étrange personnage. Il semble l'exact contraire de Valentin. Un peu plus brute mais tout aussi beau, le côté blond en moins avec une chevelure brune, comme la mienne.

Non mais tu te rends compte de ce que tu dis Casey?

Dans le genre ténébreux, cet homme colle complètement au genre, les cheveux en bataille, la veste en cuir et un vieux jeans. Quel cliché.

Je pose son verre devant lui, revenant au comptoir.

-Vous avez de beaux instruments mademoiselle.

Surprise, je lâche le verre le faisant casser en une dizaine de morceaux. Quelle gourde...

J'entreprends de nettoyer les dégâts mais l'homme au sotch apparaît dans mon champs de vision.

-Attendez, je vais vous aider, allez. Il prend mes mains dans les siennes et les enlève du tas de verre. C'est un peu de ma faute si nous sommes dans cette situation là, non?

Je reste silencieuse, le regardant mettre le verre brisé dans la poubelle. Il finit sa besogne (forcé) et se tourne vers moi. Il tend sa main.

-Maxim, enchanté.

Maxim ?

-Je suis Casey. Merci pour votre aide... Vous ne connaissez pas une certaine Kayla, une jolie rousse, je mime ses cheveux, et un garçon blond avec un sweat à capuche ?

-Kayla et Valentin? Si bien-sûr, je crois que Kayla t'a invité à la fête de samedi soir, non?

J'acquiesce en silence.

-J'espère que tu seras là Casey. Ce fût un plaisir de t'avoir rencontrée.

Il part, m'abandonnant comme le fait si bien Valentin.

-*-

Je suis tout aussi perdue qu'avec Val', Maxim est tellement perturbant.

Je pense qu'ils viennent de la famille, c'est improbable qu'ils aient le même pouvoir sur moi. Surtout qu'ils sont coloc's.

Je suis devant le frigo, dans mes pensées, qui est toujours aussi vide. Il faudrait que j'aille faire les courses un jour...

Il y a une vieille boite de lentilles dans un coin, je la prends dans ma main, la date de péremption a presque disparu de la boite. Quel tare.

Simons est assis dans le canapé, visionnant les photos prises avec son appareil.

-Tu travailles encore pour ta boite? Ils ne t'ont pas encore licenciés?

Simons lève la tête et croise mon regard, il m'examine.

-Non, je reste jusqu'à la fin du contrat que je fais actuellement, après ils me vireront comme un mal propre, il descend son regard vers la boite de conserve, toujours dans ma main et la pointe , c'est périmé ça. Tu veux me rendre malade pour que j'évite de partir?

Je lui envoie une pseudo claque, apaisant l'atmosphère. Nous nous mettons à rigoler comme des hyènes.

Ça fait tellement du bien...

-Ah... Simons place ses mains derrières sa tête, s'étendant de toute sa longueur. Je suis si content d'être avec toi en ce moment. Il me jette un coup d'œil et clôt ses yeux, pour les reposer.

Je me lève quand quelqu'un toque à la porte. Je me tourne vers Simons qui hausse les sourcils.

-Tu attends quelqu'un? M'interroge-t-il, remis dans sa position originelle.

-Non, je ne crois pas... Putain, j'espère que c'est pas une mauvaise blague des voisins.

J'ouvre la porte, affichant mon air le plus énervée, prête à insulter tout ce qui bouge.

- Salut Casey. Je ne te gêne pas, hein? Oh, c'est très petit chez toi. Je m'imaginais autre chose... Je suis un peu déçu de toi Casey.

Il rentre dans la pièce, sans que je n'ai assez de temps pour en placer une.

-Mais pourquoi tu es là? Et comment tu connais mon adresse? Laisses moi deviner, Kayla.

-Okay, donc, je m'ennuyais profond à la coloc' et Kayla m'avait donnée ton adresse une fois.

-T'ai-je invitée ? Sous preuve du contraire non, alors tu dégages, hurle-je presque, t'es qui pour te pointer chez moi?

Un silence pesant s'installe, il a ses mains dans ses poches, pas très fière de sa bêtise, comme un enfant. J'en ai presque oublié Simons qui nous observe, interrogé par notre dispute.

-Euh, il s'éclaircit la voix, Casey?

Je passe ma main entre eux.

-Désolé Simons. Voici Valentin, un...

Con? Abruti? Stalker? Bipolaire?

-Pote.

-Un pote? Sérieux ? Il semble choqué de mon annonce.

Valentin retourne les objets dans tous les sens, comme s'il était chez lui. Il effectue une rotation avec une babiole sans valeur dans la main gauche, avec un énorme sourire de faux-cul.

-Enchanté! Il retourne l'objet et l'observe. Ta décoration est vraiment nulle, Casey. Tu pourrais faire un effort.

Je m'avance vers lui et arrache la décoration de sa paluche.

-Occupes-toi de tes affaires, espèce de fouineur ! Je repose la babiole violemment sur l'étagère, manquant de la casser.

Il me sourit et se pose à coté de Simons, qui est maintenant complètement perdu.

Val' semble s'adapter très rapidement.

-Simons, tu peux venir s'il te plait, je pointe la salle de bain.

Il me suit, perplexe.

-Tu m'expliques? Dit-il, les mains posés sur les hanches.

Je me focalise sur les joints de l'évier, tentant d'éviter le regard interrogateur de mon ami. Je bloque longuement dessus.

-Eh, je te parle !

Rappel à l'ordre de la part de Simons.

-Oui? Comment dire... Je me pose sur le bord de la céramique fêlée, c'est un peu compliqué...

-J'ai tout mon temps. Il replis ses bras contre son torse.

-Après que tu m'ais appris ton départ, Val' est venu au bar, il était dans un coin et on a un peu discuté ensemble. Il est revenu la semaine suivante. Et il est un ami de Kayla, par extension...

J'omets de lui raconter les parties un peu malsaines de notre relation. Il semble gober l'histoire, même si un de ses sourcils est arqué. Simons a ses mains posés contre l'évier, s'appuyant dessus.

-Bon. Je te crois même si je sens que tu me caches un truc... Il sort de la pièce.

Je souffle et me retourne vers le vasque, laissant de l'eau coulé entre mes doigts. Je la porte à mon visage, redonnant un coup de frais après l'instant que je viens de vivre. Rien de bien horrible mais la sensation de mentir à mon meilleur ami n'est pas agréable. Je sens comme une pression de culpabilité dans le creux de la poitrine.

Je sors, contrariée. Arrivée au niveau du salon, j'entends des éclats de rire. Cela me broie le cœur, mais pourquoi tout le monde est ami avec cet abruti de Valentin?

Étrangement, un sourire se colle instantanément sur mon visage. Je suis contente qu'ils s'apprécient. Je les contemple, heureuse.

Val' se retourne vers moi, sentant que j'étais là, à les regarder sans doute.

-Viens Casey ! Simons a pleins d'informations croustillantes sur toi et je suis sûr qu'il y a des trucs cochons derrière ce visage d'ange, il s'étale sur le canapé, alors partante?

Je sens comme une odeur de défi dans l'air, elle me chatouille le nez. A moins que ce soit la chaleur de mes joues, aucune idée.

Je m'étire les doigts, les craquant un à un en effectuant une torsion de mes mains. Je m'installe dans le petit fauteuil défraîchi et les regarde, tour à tour.

-C'est parti ! Dis-je, prête à me défendre.


Chapitre 7:
Fourbe.

Arrogant.

Ce sont les mots qui définissent respectivement Simons et Valentin. Ces deux-là se sont liés dans une genre alliance contre ma personne. Simons lâche des informations sur moi, me laissant peu de temps pour répondre. Val' apprend plus d'éléments discréditant, faisant rire le duo.

-Sans blague, t'as pas fait ça Casey? Il plaque la main sur sa joue, rigolant comme un fou. Non mais c'est tellement sale !

Je regarde Valentin.

-Quoi, j'ai pas suivi? J'ai lâché à partir de l'histoire du chewing-gum et de la chaise. Je m'avance un peu, posant mes coudes sur mes jambes.

-T'as quand même pas bouffé de la boue pour montrer que tu étais la plus forte en primaire ?

Je me souviens que très vaguement de cette histoire, il avait plu plutôt dans la journée et le jardin de l'école était tout boueux. À la récréation, un enfant de ma classe m'avait défié de manger de la boue pour voir si j'étais apte à rentrer dans un groupe. Après, j'ai un gros blanc, pas moyen de me souvenir de la suite.

-Oui, je me gratte le cuir chevelu, mais je ne me souviens pas vraiment la conclusion de l'histoire.

Simons me rappelle que le garçon avait été dégoûté et que j'étais devenue la risée de la classe pendant quelques temps. Aussi, ma mère m'aurait puni pour ma "mauvaise" attitude et qu'une fille dite "parfaite" ne mangeait pas de terre mouillée. Je suis sûre qu'elle a ensuite appelée ma grande sœur pour appuyer ses dires.

Je regarde l'horloge de mon iPhone. 01h04.

-Les mecs, même si vous êtes sympathiques, mais très con, va falloir partir. Il est une heure du mat' et je bosse demain. Je suis sûre que tu as des choses à faire encore Simons. Et toi Valentin...

Je laisse ma phrase en suspend et réfléchis à ce que je pourrais bien dire. Je ne connais rien de sa vie, s'il a un travail, quel âge a-t-il, bref, les bases d'une relation saine. Je ne connais pas non plus son nom de famille quand on y réfléchit.

-Bah... On s'en fout complètement en fait. Je me retourne vers la porte et l'ouvre, appuyant mes dires.

Simons est le premier à partir, me souhaitant une bonne nuit. Valentin est encore assis sur le canapé, m'observant avec un de ses regards vicieux qu'il arbore très souvent. Mais qu'attend-t-il, sérieux? Il me fixe, un pâle sourire sur le visage. La poignée est encore dans ma main, je la serre de plus en plus. La tension monte entre nous, je sens mes joues rougir. Ah purée !

-Valentin ? Je pointe la porte avec mon index. C'est par là la sortie...

-Mais qui a dit que je voulais sortir... Il se lève et avance vers moi.

Je déglutis, il est si proche de moi, trop proche même. Son visage est à quelques centimètres du mien. Je sens son souffle qui est de plus en plus rapide, tout comme les battements de mon cœur. Ses lèvres sont sur le point de toucher les miennes. Par instinct, je ferme les yeux, ne bougeant pas. J'attends de longues secondes, le temps semble s'être arrêté mais rien ne se passe. J'ouvre les yeux, il est toujours là.

-Merci... Il dépose un doux baiser en dessous du lobe de mon oreille droite.

Et il sort, sans rien rajouter. Je ferme la porte et regarde le canapé en me touchant l'endroit du baiser. Sans aucune raison, je hurle une bonne vieille insulte le visant.

Et bizarrement, je sens qu'il a tout entendu, et tout aussi bizarrement, j'ai aimé ce moment en sa compagnie...

-*-
Des fois, j'ai l'impression d'être faible, alors je m'enferme dans ma bulle, guitare à la main. Je m'enfonce dans un monde où les accords s'enchaînent sans pouvoir se stopper. C'est comme une thérapie. Je peux rire, être en colère ou bien pleurer dans ces moment-là. Et bien, j'en ai bien besoin ces temps-ci. Toutes ces nouvelles, tous ces changements, j'ai juste l'impression d'être dans une immense tempête. Mes sentiments se mélangent, mes émotions deviennent incontrôlables et des événements me marquent au fer rouge. J'ai honte.

Ne me demandez pas pourquoi. Je ne comprends guère ce qui m'arrive.

Des fois, j'ai envie d'être une princesse Disney, pour vivre une histoire heureuse, sans soucis. Mais les princesses sont trop niaises pour moi. Beaucoup trop niaises. Alors, je m'imagine des Blanche-Neige ou des Cendrillon qui se bâteraient avec des arcs, des épées et d'autres armes pour sauver leurs princes des griffes de je-ne-sais-qui. Un monde alternatif.

Des fois... Je rêve tout simplement.

Les jours se sont rapidement enchaînés, nous sommes samedi après-midi. Il est 17h pile. Je suis encore sur le canapé de mon appartement, ma tenue de soirée est posée sur le lit, balancée dans tous les sens. Je ne serai même pas étonnée quelle soit froissée. Je regarde mon téléphone depuis ce matin, sans arrêt. Je crois même l'avoir pris sous la douche, dans un endroit sec. Ce dernier vibre dans mes mains justement.

Jeanne

Coucou ma sœur, je suppose que maman t'as déjà annoncée la nouvelle donc je te demande juste de te présenter demain à 12h30 chez papa pour le déjeuner mensuel. Il a été avancé à l'occasion de la naissance des jumeaux.

Je t'embrasse, Jeanne.


Le drame. Un. Vrai. Drame.

Je hais beaucoup de choses dans la vie mais celle qui les dépassent largement, c'est bien la réunion familiale mensuelle. Souvent, on est une dizaine de personnes autour de la table, la famille heureuse, sans problème, ou tout va bien. Une façade. Les voisins nous imaginent comme ça. Mes parents les invitent souvent dans leur manoir, exposant leur bonheur et leur richesse, faisant baver plus d'un. C'est bien un des trucs qui m'ont fait rapidement détester les Collins. Oui, je m'appelle Casey Collins, pour la question.

Bref, avancer cette journée après aujourd'hui, c'est moralement horrible.

Il est maintenant 17h27. Plus que deux heures attentes avant son départ.

-*-

Ça y est. Simons vient d'envoyer son bagage en soute. Son billet dans la main droite, son passeport dans l'autre, il est prêt pour le grand voyage. Mes yeux s'humidifient, j'écrase les quelques larmes qui font leur rallye rentre les pores de mes joues. Mieux que des Formules 1. Apercevant mon émotion, Simons me prend dans ses bras, c'est tellement réconfortant.

-Ne t'inquiètes pas, ne pleures pas... Tout va bien se passer, il me serre plus fort, je te le promets... On se reverra dans quelques temps, quand je serais installé, avec assez d'argent pour te faire visiter Londres, okay?

-Okay. Je sanglote légèrement.

C'est si altruiste de sa part. Je fourre mon nez dans son coup, aspirant les dernières parcelles de son odeur d'enfant. Des souvenirs d'anciens temps affluent et se mélangent ensemble, je serre plus fort notre étreinte, la prolongeant à l'infini. Finalement, Simons s'écarte légèrement, me faisant comprendre qu'il est temps de le laisser partir voir de nouvelles choses, vivre des expériences seul. C'est peut-être ça qui me pince le plus cœur, savoir qu'il va découvrir des trucs sans moi.

Il remet son sac à dos sur son épaule et sourit toujours, me donnant une petite tape sur le bras.

-Arrêtes de pleurer, tu es vraiment une pleurnicheuse toi. Il éclate de rire.

-Oh, te moques pas hein, je sais que tu aimes bien ce côté de ma personnalité de merde que je me trimbale ! Je le suis dans ses rires. Ils sont si communicatifs !

Soudain le bruit d'un haut parleur résonne dans le hall, "Les passagers du Vol A3790 en direction de Londres sont priés de se rendre au poste d'embarquement qui vient d'ouvrir, merci." La voix de l'hôtesse de l'air nous stoppe aussi rapidement que notre amusement a commencé.

Simons me regarde dans les yeux et se penche pour poser un baiser sur la joue, presque au même endroit que celui de Valentin. C'est perturbant. Il s'éloigne à reculons.

-Bon, il est vraiment temps que j'y aille maintenant. Je t'aime ! Il mime un téléphone avec ses doigts. Je t'appelle demain ! See you soon sister !

J'ai le courage de lui rendre un petit sourire tout à fait hypocrite et balance ma main de gauche à droite pour lui dire au revoir.

-A plus Simons...

Dès que je ne vois plus mon ami dans mon champs de vision, je détale d'ici, le plus vite possible.

-*-

Je suis en face de la piaule de Val' et Maxim. Enfin, si on peut appeler ça une piaule. C'est plutôt une grande maison moderne avec des grandes baies-vitrés, ouvrant sur un semblant de terrasse. Je ne peux pas vraiment dire d'ici mais je suis sûre que les filles à moitié bourrées qui titubent à côté de moi n'ont pas intérêt de vomir sur ma robe, il faut que je la remette demain.

Génial, les bons vieux clichés des fêtes américaines, ne me dites pas qu'il y a des verres en plastique rouges et ces autres bonnes choses que les films parodient.

Je lisse rapidement à robe noire, toutes les autres sont soit dans des tenues de taille enfant, soit déjà à poils, allongées sur l'herbe. Et je n'ose même pas pas poser mon regard sur les mecs qui ont leurs derrières surélevés par rapport au reste de leur corps. Certains de leurs potes les prennent en photo et dessinent des signes au marqueur noir sur leurs fronts.

Mais qu'est-ce que je fous ici?

Mon regard s'attarde sur le perron où un homme fume une cigarette, la tête tournée vers le ciel. Il ressemble à Maxim. Je me rapproche de lui, un peu abasourdie par les lieux et les actions qui se jouent tout aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur.

-Maxim? Le son de ma voix résonne étrangement dans ma tête. C'est toi?

L'homme se tourne lentement vers moi, il semble dans un autre monde. Ses sourcils se froncent, il recherche mon visage, tente de retrouver mon prénom. Soudain, un éclair de génie le traverse.

-Casey ! Oui, c'est bien moi, il sourit largement, comment ça va depuis la dernière fois? Il tire une bouffée de sa cigarette et retient la fumée pour l'expulser loin de moi.

-Ça pourrait aller mieux si mon ami n'était pas partit aujourd'hui, sinon, ça va.

Il semble contrarié. Maxim me prend la main et me fait rentrer dans la maison. Elle est beaucoup plus grande vue de l'intérieur, c'est clair. Il y a ce grand escalier en verre à la droite et une immense pièce où la cuisine est ouverte sur un grand carré enfoncé dans le sol, des petites marches l'entourent, facilitant la descente. Au centre se trouve un immense lustre ressemblant à un cristal géant avec deux canapés, dont un d'angle. Des dizaines des personnes squattent les sofas, complètement défoncer apparemment. Je n'imaginais pas du tout une fête de Val' et Maxim comme ça. Ce sont bien les antipodes.

Maxim a un verre, qu'il me tend, je ne me suis même pas rendue compte de son absence. Trop focalisée sur la salle sans doute. Il a une odeur de citron et d'alcool, mais je le porte à mes lèvres et le boit d'un trait. Maxim me regarde avec des yeux aussi ronds que des soucoupes volantes. Ou plutôt il regarde dernière moi.

-Bah quoi? Je le regarde, interrogée. T'as vu un fantôme?

Je me retourne et tombe nez à nez sur Kayla et Valentin montant l'escalier ensemble et s'embrassant goulûment. Je descends ma tête et me tourne vers Maxim qui est sorti de son état de léthargie. Il me regarde, prend ma main sans verre, encore, et m'entraîne vers la terrasse.

Je reste éblouie par la vue qui est ouverte sur la ville entière, on peut y voir les lumières des immeubles s'éteindre et s'allumer, les voitures se stationner et quelques personnes entrant dans les boîtes de nuit. Mais il faut avoir des bons yeux pour ça et je pense que le petit verre ne m'aidera pas à imprimer ce paysage idyllique dans mon esprit surtout si je bois encore quelques verres.

-C'est magnifique Maxim, je pose ma tête sur son épaule, magique...

-Je sais... Sa voix prend un ton doux. Je sais...

-Comment est-ce possible que tu puisses vivre dans une si grande maison, cela doit être tellement che-...

Ma phrase est coupée par un hurlement venant de l'intérieur. Maxim se tourne vers moi et m'indique de rester ici. Il court alors vers l'intérieur, un peu affolée. Ne l'écoutant pas, je me dirige vers la porte vitrée. La scène est incompréhensible.

Valentin hurle, un revolver braqué sur Kayla.

Chapitre 8:
Valentin tient un pistolet entre ses doigts, il le serre fortement, ses jointures sont blanches. Son regard a une lueur folle, du rouge à lèvre sur le cou, il fixe la jolie rousse qui se tient devant elle, apeurée.

-S'il te plaît Valentin, po-pose cette arme... Elle bégaie, paralysée par la peur.

J'assiste à la scène silencieusement, portant des coups d'œil entre Kayla, Valentin et Maxim, qui se rapproche doucement de lui en prononçant des paroles que je ne peux pas entendre d'ici. Le brun n'est plus qu'à deux pas du blond, il lui parle dans l'oreille. Valentin ne bouge pas d'un cil, il fixe Kayla, le doigt sur la détente. Il règne un silence pesant dans la pièce, tout le monde regarde la scène comme si c'était les Feux de l'amour. Maxim se tourne vers moi, et me pointe vaguement du doigt, parlant toujours à Valentin. Il semble réagir à mon évocation et bouge sa tête pour me voir.

C'est alors toute l'assemblée qui me fixe maintenant. Je hais cette sensation. Je balance ma tête de gauche à droite et retourne vers la terrasse. Je pose mes coudes sur la barre et fourre mes doigts dans mes cheveux, tentant un massage. Cela ne doit faire que trois quarts heures que je suis ici et il y a déjà un problème. Je reste un certain temps, peut-être deux-trois minutes dans cette position avant de me relever. Je me dirige vers les escaliers qui doivent mener vers la sortie.

Il fait bien trop chaud ici, je suffoque presque. La rue est vide, soit tous les invités sont partis et je suis restée trop longtemps, soit ils sont encore à l'intérieur. Je n'ai plus qu'à appeler un taxi pour me ramener à la maison.

-Casey ! Crie une voix d'homme derrière moi.

Attirée, j'effectue une rotation et me retrouve en face de Valentin. Il n'a plus son arme dans la main. Je pousse un soupir.

-Quoi? Tu veux quoi? Dis-je, sur un ton de colère.

Il se rapproche de moi et prend ma main dans la sienne. Son contact est doux mais une odeur d'alcool fort émane de ses pores. Quelle odeur d'ailleurs... Le jeune homme est complètement perdu, il tente de trouver mon regard et échoue lamentablement. Il porte ma main à ses lèvres.

-Restes, je t'en prie... Restes...

Je retire ma main, prête à lui coller une gifle.

-Non mais tu n'as pas honte des tes agissements ? Tu aurais pu tuer mon amie! Je ne vais pas rester ici, à cause de toi ! Je passais une bonne soirée. T'es complètement soûl, tu pues l'alcool à trois kilomètres et tu as une arme à disposition ! Non mais sérieux, grandis dans ta tête !

Je lui hurle dessus, de plus en plus fort. Lui ne réagit pas, je peux sentir qu'il me supplie mentalement de rester, cela se voit dans ses yeux. Un long moment de silence s'exerce sur le temps, nous ne faisons rien. Deux entités s'opposent, colère d'un côté, supplications de l'autre.

Et si rapidement, il me prend dans ses bras, ne desserrant pas malgré mes cris. J'essaie de reprendre un semblant de calme, mon esprit bouillant encore. Je vois Maxim au niveau du perron, Kayla a côté de lui. Ils assistent à la scène de loin. Valentin me lâche et me fixe. Il ne ressemble plus à celui qui voulait tirer sur mon amie. Il est plus doux, moins violent.

-Dégages. Tout de suite. Dit-il, gravement.

Surprise, je ne réponds pas, quel changement d'état d'esprit.

-DÉGAGES ! Dit-il plus fort.

Je me retourne vers la rue et lève la main vers un taxi qui s'arrête à mon niveau. Je ne comprends pas. Montant dans la voiture, je regarde une dernière fois Valentin qui s'apprête à retourner dans la maison. Cependant, il soutient mon regard.

-Au revoir Valentin. Sur un ton suffisant. Tu as tout gâché...

Je rentre mon corps en entier dans l'habitacle, les yeux fixant l'homme blond. Une petite larme coule sur ma joue mais je l'écrase avec rage, je ne vais pas pleurer pour lui. Sûrement pas. Je donne mon adresse au conducteur et quitte les lieux, plus perdue que jamais.

-*-
Kayla est allongée sur le lit, nous ne faisons rien à part contempler le plafond défraîchi de ma chambre. Elle m'a rejointe quelques temps après être partie de la fête. Je sens que mon amie a peur, si Valentin avait pressé la détente, elle ne serait pas ici même, examinant chaque tâche des murs.

-Tu veux en parler ? Dis-je le plus doucement possible.

Sa tête s'oriente vers moi, sa vision est brouillée par ses pleurs mais elle semble vide, comme si on lui avait retiré sa bonne humeur.

-Je-je ne-ne sais pas trop... Je su-suis encore un peu per-perturbée... On passait un bon-bon mo-moment pourtant. Et puis il...

Sa phrase se stoppe, laissant un suspens interminable.

-Il a fait quoi? Toute mon attention est dirigée vers elle. Qu'a-t-il fait ?

-En plein ébats, au-au lieu de pro-prononcer mon prénom, elle s'essuie les joues et ancre ses yeux dans les miens, il a dit le tien Casey... Je lui ai fais la remarque et il est devenu complètement fou... Il m'a fait sortir de la chambre en me jetant mes vêtements et je suis descendue, après m'être habillée...

Silence de mort dans la chambre.

-Quand je me suis retrouvée dans le salon, Valentin est descendu et à commencer à hurler. Je pense que tu connais le reste des événements... Sa voix est redevenue normale malgré quelques sons chevrotants.

C'est incroyable... Et tous les adjectifs en -able peuvent être dit. Tous sauf adorable sans doute...

Pourquoi aurais-t-il prononcé mon nom, en pleine acte? Je peux d'admettre qu'il m'aime bien mais une fois sur deux, c'est pas grand chose, non? L'exemple de tout à l'heure le prouve bien. En l'espace de quelques secondes, il est de passé de "Restes" à "Dégages". Son attitude est impardonnable. Cependant, une partie de moi aime ce garçon mais certains de ses faits me trouble complètement.

J'ai conscience que je me trouve souvent perdue en ce moment. C'est depuis son arrivée dans ma vie, il me fait changer, devenir plus faible, sans confiance.

-Je ne vais pas m'abaisser à lui, dis-je tout bas.

Kayla s'est endormie sur le matelas. Je place la couette sur elle, la bordant légèrement.

-Bonne nuit Kayla...

Je prends une couverture dans le placard et me dirige vers le sofa, prête à m'endormir.

Au moins, j'essaie.

-*-

11h44

Je n'ai pas vraiment dormi cette nuit. Trop d'éléments se bousculaient, comme si ce n'était qu'une immense file d'attente où le videur laissait passer tout le monde en même temps. J'ai pris un Doliprane pour supprimer mon mal de tête. Et puis j'ai enfin réussi à m'endormir, pendant seulement deux ou trois heures. Au réveil, Kayla n'était plus là et il était bien 9 heures. Ma robe gisait sur le sol, réellement froissée par sa position et par mes chaussures qui l'écrasait. Un vieux t-shirt large et un simple boxer me recouvre, j'ai froid...

Pourquoi je n'ai pas de chauffage déjà ? Oh oui, c'est vrai. Pas d'argent.

Je me dirige vers la douche, prête à recevoir l'eau froide/tiède sur la peau et les cheveux. Je reste bloquée dans la pièce un long moment, me regardant dans la glace. Mes cernes sont plus importantes que d'habitude, le déjeuner en famille n'aurait pas pu tomber plus mal.

Je passe un temps certain dans la salle d'eau, piochant dans la boîte "Famille", les accessoires et le maquillage. Ma tenue est dans un sale état mais il faut bien faire avec. Je me fiche royalement des avis. "Honte de la famille" ou pas, je m'assume complètement. Mais il y a toujours une partie de moi qui veut leur plaire, même si je sais que c'est impossible ou qu'il fait faire trop de concessions. Pas envie de devenir une petite snob sans cervelle qui ne pense qu'à pondre. Très peu pour moi.

La voiture personnelle des Collins est en bas de l'immeuble. Mon perfecto m'accompagne dans l'épreuve, c'est la seule vraie partie de moi que je peux amener dans la maison. Mes talons sont tellement utilisées qu'ils m'arrachent les pieds, creusant ma peau par la même occasion'
Une chanson passe à la radio, "Seventeen" d'Alessia Cara raisonne dans l'espace.

"My mother said don't forget where you come from, where you've been
Always keep your closest friends they can't slip away"


Ses paroles me touchent profondément, j'aimerais oublier d'où je viens, rester qui je suis sans jouée à un rôle, garder Simons le plus longtemps possible. Qu'il ne se dérobe pas encore. La voiture glisse sur le goudron, émet un joli vrombissement qui commence à clore mes yeux. Mon gorge me brûle encore de la boisson d'hier. Le conducteur tape ses doigts sur le volant, suivant approximativement le rythme de la musique. Il chante les paroles en yaourt, littéralement. Brusquement, il freine à un stop et gueule comme un putois contre la voiture qui passe. Je me retrouve basculer en avant, manquant de me frapper le crâne contre la tablette rétractable du siège. La demi-heure de trajet devrait être rapide, malheureusement.

-*-
Le véhicule fait le tour de la fontaine et s'arrête en face des marches du perron. Elles sont parfaitement polies et propres. Maman est vraiment trop perfectionniste, c'est affolant. Je les gravis, sans grande conviction, ma robe me colle à peau, le noir me fait une taille de guêpe. Mon maquillage est charbonneux, je n'ai pas peur des critiques des convives, non. Mais celle de ma famille proche plutôt.

À peine ai-je donner un coup contre la porte, le majordome m'ouvre et prend ma veste ainsi que mon sac. Me voilà séparée de mon téléphone, pas moyen de me changer d'idées en attendant que mes parents daignent se pointer avec ma sœur et ses abominables gosses. Ce n'est pas que je n'aime pas les marmots mais... Ah bah si en fait. Je les hais avec leur bouille de Pug et leurs cris qui me donne des envies de suicide.

J'attends dans le hall, Frédérick à mes côtés. Il me surveille, légèrement en retrait.

-Comment va mademoiselle aujourd'hui ? Il tente de démarrer une conversation.

-Bien Frédérick. Et vous, comment va votre femme? Je reste courtoise en évitant son regard instant.

-Elle est partie avec un nouvel homme depuis deux ans mademoiselle.

-Je ne suis pas étonnée. Je murmure cette phrase tout bas, la dissimulant avec ma main sur ma bouche. C'est fort dommage. J'espère que ça ira mieux.

Je lève les yeux vers le haut des escaliers. Les Collins font toujours leur arrivée par le haut, cependant, ils doivent être au complet pour le faire donc ma présence est obligatoire. Ma mère arrive depuis le couloir central, elle s'est collée un sourire de reine des faux-culs. Elle lève les bras vers le ciel.

-Enfin, tu es arrivée ! Elle me presse les deux avant-bras et m'embrasse sur les joues en évitant d'appuyer avec ses lèvres recouvertes de rouge vif. J'espère que le voyage s'est bien passé, nous n'attendions que toi pour faire notre grande entrée, n'est-ce pas. Cette fois-ci, tu seras la dernière à arriver, puisque les deux petits anges sont nées... Bla, bla, bla... Elle débite ses paroles vitesse grand V, montant les escaliers pour rejoindre la petite salle d'attente. Elle n'attend sûrement pas que je lui réponde. Bla, bla et encore bla.

Nous sommes au sommet de l'escalier, elle se retourne vers moi, et au grand malheur, attend une réponse de ma part. Je préfère la jouer cash.

-Je n'ai pas écouté. Désolé.

Elle me fixe, son expression se transforme en celle de mon enfance. Ma mère enlève son masque de bonheur et retrouve son air de contrôleuse/manipulatrice.

-Oh ma chère Casey... Elle m'attrape les cheveux et les tire vers elle, plaçant sa bouche près de mon oreille. Je réprime un cri. Tu as intérêt à bien te tenir, ce jour est celui de ta sœur ainsi que de ton père, des investisseurs étrangers viennent aujourd'hui. Ne gâches pas ce déjeuner sinon tu sais à quoi tu auras affaire... Elle me lâche et replace son tailleur. Tu es dans un sale état, tu devrais perdre des kilos.

Mon crâne me fait mal à l'endroit où elle a tiré. Merci maman. Elle a remis son masque et avance gracieusement sur la moquette. J'ai limite honte d'être ici et de salir l'air par ma négativité.

Hé, mais je m'enfous complètement en fait. Investisseurs ou pas, bébés ou pas, je ne compte pas me laisser marcher sur les pieds.

Quelque soit la punition.

Bienvenue chez les Collins.


Bonne journée/soirée !

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Re: Daloriia's Factory

le Lun 16 Mai 2016 - 17:05
Pas de commentaires? C'est pas grave  

Chapitre 9: Brin d'Herbe ! Bonne lecture !

Chapitre 9:
Je suis ma mère, mes bras croisés, me touchant vaguement le cuir chevelu. Elle file au vent, marchant vraiment plus vite que moi.

Elle doit être vraiment pressée pour courir comme ça !

Nous sommes enfin arrivées en face de la porte, Frédérick est déjà devant, droit comme un i. Le majordome a du utiliser l'un de ces fameux passages-secrets qui passent partout dans la maison. Limite, le manoir Collins est un immense gruyère, je n'en ai peut-être découvert qu'une infime partie durant mon enfance. Cependant, j'en connais juste assez pour joindre rapidement ma chambre à la cuisine ou la salle de bain à la salle de musique. Bref.

Le majordome ouvre la pièce, étendant son bras le plus loin possible, sans bouger d'un iota. Je soupçonne que c'est un nouveau jeu qui consiste à ouvrir la porte sans bouger et calculer l'angle que fait la porte après ouverture.

-Merci Frédérick, vous pouvez rejoindre le hall. Dis ma chère mère, toujours aussi hypocrite avec ses employés.

-C'est un plaisir madame. Il nous laisse entrer et referme la porte derrière nous. Je l'entends s'éloigner.

Maman se tourne vers la fenêtre et la regarde.

-Je vais bientôt le licencier, il nous coûte bien trop cher. Tu es d'accord avec moi, n'est-ce-pas?

Je bouillonne.

-Mais Frédérick est votre meilleur employé, il travaille ici depuis des dizaines d'années! Et ne me dis pas qu'il coûte trop cher, c'est limite s'il ne vit qu'avec le SMIC. Vous ne pouvez pas faire ça, toi et daddy !

Maman se tourne vers moi, son regard de vipère collé sur mon visage.

-Frédérick, elle sourit d'une façon malveillante, je savais que tu l'aimais bien... Elle s'approche de la cloche, prête à tirer sur la corde. Sa bouche s'ouvre un pousse un petit râle. Aaaah... Ce bon Frédérick. Il n'écoutait que toi quand tu étais encore ici. Il t'obéissait comme s'il était ton chien, mais vous croyez que je n'allais pas le savoir, non?

Je hausse les sourcils, ne comprenant pas.

-Savoir quoi? J'ose croiser les bras.

-Tes petites balades nocturnes. Tu croyais vraiment pouvoir les garder secrètes? Surtout avec les commères?

Les commères étaient les femmes de ménages attitrées du manoir. Elles voyaient et entendaient tout, à une certaine époque. Maintenant, soit elles sont parties, soit elles servent encore ma famille de dingues.

Bon, je ne vais pas vous mentir, j'ai quelques fois fait le mur. Frédérick me couvrait et je pouvais rejoindre les fêtes les plus folles de la ville. Tout le monde s'en foutait de la classe sociale et de l'âge, plus il y avait de personnes, mieux c'était. Je pouvais m'enfiler des dizaines de shots sans problème, on ne nous surveillait pas. Nous étions libres. Mais toute bonne chose a une fin, et c'était ça ma plus grosse hantise. Partir de l'univers de la débauche pour rejoindre la cage dorée.

-Ton silence me donne raison. Frédérick entre dans la salle à ce même moment.

-Madame, vous m'avez appelé?

Ma mère hausse les sourcils durant un court instant et affiche un sourire. Elle me pointe.

-Casey? Peux-tu annoncer la nouvelle ?

Je baisse mon regard, fixant mes chaussures à talons. Je tripote mes ongles avec conviction.

-Frédérick, je suis sincèrement désolée mais mes parents ont décidé de vous licencier... Susurre-je.

Le majordome est surpris, je l'entends se crisper et se tendre. Son visage semble avoir pris un coup de vieux. Il a des ridules ainsi que des pattes d'oie et sa crinière est devenue complètement blanche. J'ai franchement honte de l'attitude de ma mère. Elle semble satisfaite et relance la conversation.

-Nous parlons demain de vos conditions de départ, ne vous attendez pas à grand chose, vous n'êtes que majordome mon cher Frédérick. Cependant, vous devez quitter les lieux mardi même si nous n'aboutissons pas à un arrangement. Vous pouvez partir. Maintenant.

Frédérick fixe son employeur avec hargne et se tourne vers moi.

-Ce fut un plaisir de vous servir mademoiselle Casey durant toutes ces années. Je vous souhaite de ne pas devenir comme le reste de votre famille.

Il sort de la pièce, silencieusement. Maman a un petit sourire sur son visage, elle s'exclame:

-Bien ! Allons rejoindre les autres !

-*-

Le clan Collins est réuni dans l'antichambre, moi compris. Chacun sourit, simulant un bonheur ambiant avant l'heure. Ma chère Jeanne et son mari portent leurs horribles gosses entre les bras. On dirait des grosses saucisses, mais je me garde ma pensée pour moi. Impossible de dire ça devant la madre ! Elle me tuerait rien d'avec son regard laser.

En parlant d'elle, maman est accrochée à daddy. Elle ne semble pas du tout anxieuse et pourtant...

Elle se tourne vers nous trois.

-Les enfants, aujourd'hui est un grand jour. Au delà de la naissance des deux petits Collins, votre père et moi-même recevons les investisseurs du nouveau projet. Il est donc indispensable de bien se tenir. En prononçant sa dernière phrase, elle regarde dans ma direction. Est-ce bien clair?

-Madame, tous les invités sont là, vous pouvez faire votre entrée. Dit Frédérick, qui vient de rentrer dans la salle.

-Bien, nous pouvons débuter.

Pour appuyer ses dires, elle sort, en parfaite synchronisation avec la voix de l'employé qui nous annonce. Lorsque cette personne annonce ma sœur et sa famille, il ne reste plus que moi dans la pièce.

J'ai vécu ce moment des dizaines de fois, même des centaines, mais je ne m'y fais toujours pas... Je sens un petit point dans mon ventre, de la pression sans doute...

-Mademoiselle Collins Casey Mary Jane ! Cris une personne en bas.

Je réajuste ma robe et sors.

Les invités sont en contre-bas, mes parents juste en face du couloir menant au séjour. Je balance rapidement mon regard dans la foule. Il doit bien avoir cinquante paires d'yeux qui me regarde, ils regardent ma progression comme si c'était le plus grand moment de ma vie. Des têtes brunes, rousses, blanches et blondes sont dispersées, ça et là.

Je m'apprête à descendre quand la grande porte d'entrée s'ouvre sur deux hommes, tous deux en costard. Un à sa cravate complètement enlevée, il est blond d'ailleurs. Je ne peux voir son visage d'ici. En tout cas, leur arrivée a fait détourner l'attention de moi et je peux descendre tranquillement. Seulement, mon regard se repose sur le blond à la cravate défaite. Je manque une marche en le reconnaissant, me retrouvant au centre de l'attention quand je me retrouve assise, trois marches plus bas.

Maman me lance un de ses regards les plus noirs, elle est en colère et déçue, ça transpire de toutes ses pores.

-Monsieur Powell! Quel plaisir de vous avoir avec nous! Je me relève, accrochée à la rambarde. J'invite tous mes invités à se joindre à notre table, le déjeuner est prêt.

Les porte-monnaies sur pattes se dirigent en même temps vers le doux fumet de viande qui s'échappe de la cuisine, attenante à la salle à manger. Il ne reste plus que moi, mes parents ainsi que...

-Casey? M'appelles mon père. Je voulais absolument que tu rencontres Mr Powell, notre principal investisseur dans l'entreprise. Il est venu avec son fils aujourd'hui, il a ton âge, n'est-ce pas...

-Valentin. Lui coupe-t-il la parole. Valentin Powell, il tend sa main vers moi, c'est un plaisir de vous rencontrer enfin, mademoiselle Casey. Un vague sourire se dessine sur son visage et il émet un petit clin d'œil, caché par une mèche de ses cheveux.

-Valentin... Quel prénom atypique ! C'est bien français, non?

Le père de Valentin acquiesce, et est vite entraîné par ma mère qui perd visiblement patience. Les affaires n'attendent pas, c'est bien ce que l'on dit? Mais Mr Powell ne semble pas s'être rendu compte de l'impatience de mes parents.

À ses côtés, Valentin ressemble peu à son père, seuls les vêtements et leurs yeux peuvent les confondre, mais la ressemblance s'arrête là. Alors que les trois personnages rejoignent l'assemblée, Val' et moi restons clouer sur place.

-Collins ?

-Powell ?

Nous prononçons les noms de famille au même moment, rendant la situation comique. Et c'est peut être pour cela que nous rions d'ailleurs. Je ne sais pas, je ne sais plus.

-Alors, il entame la conversation, comme ça, tu es la fameuse Collins que mon père voulait absolument me faire rencontré? Je ne savais pas qu'elle était aussi craquante, et dans tous les sens du terme.

-Alors tu t'appelles Valentin Powell et tu as mon âge, tu aurais pu me le dire avant non? Dis-je, au tac au tac.

-Tu ne m'avais pas demandé non plus. Il sourit vaguement.

-Bon, d'accord, je jette l'éponge, allons rejoindre les autres avant qu'il y ait un meurtre avec le rôti. On sait jamais... Je suis contente d'avoir un partenaire pour survivre à cet horrible dîner. Cependant, je suis encore en colère pour hier soir et les rappels sur les révélations de Kayla me font l'effet du'une piqûre anesthésiante. Je ne ressens plus rien mais j'ai quand même mal. Ce qui est légèrement contradictoire.

Je me dirige vers le déjeuner, suivie par Valentin, qui à sa tête enfoncée dans ses épaules.

-*-

Les plats s'enchaînent, des mets de plus en plus goûteux remplissent nos estomacs. Les cuisiniers font toujours un bon travail malgré le temps qui passe. Entre les gazouillis des enfants, les félicitations que reçoivent leurs parents et les discussions économiques qu'exercent Mr Powell et mon père avec différentes personnes autour de la table, je suis la seule qui ne fait vraiment rien à part contempler mon assiette vide. Je sens de l'autre bout de la table le regard de Valentin qui séjourne à côté de son père. Et ma mère, qui se trouve à côté de moi, est mon chaperon puisque je suis assise à ses côtés.

-Que penses-tu du fils Powell? Il semble être un bon parti, non? Elle me donne un petit coup d'épaule en m'adressant la parole. Il est riche et issu d'une bonne famille, tu ne pourrais pas lui parler?

Je lui adresse un regard noir, je vois très bien où elle veut en venir.

-Non.

-Quelle ingrate ! Murmure-t-elle assez bas pour que j'ai du mal à l'entendre.  Si tu nous soutiens avec ton père, tu dois nous mettre des jetons sur notre jeu. Si tu as le fils, tu auras le père, et nous aurons l'argent. Elle dit ça tellement bas à présent que je dois la coller pour l'écouter.

Je me lève aussi rapidement que je peux, ne m'occupant guère des regards étonnés des invités. Et surtout, je ne regarde pas Valentin. Cependant, j'imagine qu'il sourit, en me regardant partir. Mes jambes se déplacent plus vite que je ne le pensais. J'ai vraiment besoin d'air, tout de suite. Arrivée dans la pièce menant au jardin, Frédérick m'ouvre la porte, souriant.

Je sors de cette maison de malheur, enlevant mes chaussures, les abandonnant dans ma course. Je suis comme le Petit Poucet, je les sème dans mon périple pour retrouver mon chemin. Sauf que j'en ai que deux et qu'il ne m'en reste plus.

Je suis à présent allongée dans l'herbe, fixant le ciel bleu. Pas un seul nuage n'obstrue mon champs de vision. Je reste dans cette position, les yeux fermés. Le sommeil m'emporte alors...

-*-
Une ombre inhabituelle me réveille. Surprise, je les ré-ouvre. C'est un homme penché vers moi qui se gratte la joue.

-Quand vas-tu arrêter de me stalker? Sérieusement Val'.

Je me relève, assise sur le tapis d'herbe écrasé. Il lève ses mains en l'air, dans un genre de "je ne suis pas coupable".

-Mais c'est toi qui me suis partout voyons, il s'assoit à mes côtés, tu es Aurore.

-Quoi? Aurore? Je hausse mes sourcils.

-Aurore. La Belle au Bois Dormant. Tu as dormi pendant 4 heures.

Machinalement, je cherche à dégainer mon téléphone mais il n'est pas là. Il se situe dans mon sac, évidemment.

- 4 heures, sans déconner ?

Pour unique preuve, il me montre son cadran de montre. En effet, il est 17h25.

-Pourquoi personne ne m'a réveillé? Je replace mes cheveux en même temps.

-En vérité, ta mère voulait venir te voir, dès que tu es partie, mais je l'ai retenu et nous avons parlé ensemble du coup.

-Je suppose qu'elle t'a fait son jeu de charme. N'est-ce-pas?

-Disons que ta mère veut servir ses intérêts avant ceux des autres. D'ailleurs, elle est extrêmement chiante, à parler sans cesse de fric et de sa réussite.

-Bienvenue dans le monde merveilleux des Collins...

Nous nous taisons quelques instants quand Valentin se retourne et prend dans ses mains deux bouteilles de bière. Il m'en passe une et décapsule la sienne avec ses clefs.

-Où as-tu trouvé ça? Attends. Frédérick te les a donné.

Il acquiesce, ouvrant ma boisson d'un geste rapide. Il est tellement différent d'hier soir, je ne comprends pas du tout.

-Kayla m'a parlé cette nuit. Je frissonne, il commence à faire froid malgré le mois de mai qui se clôture.

Son sourire s'évanouit soudainement. Son regard devient un immense trou noir, il est en train de bouillir.

-Qu'a-t-elle dit? Il tente de se contenir, cela se voit sur son visage.

-C'est un peu compliqué...

-DIS-MOI ! Il me plaque contre la terre, me chevauchant à présent. Nos boissons sont entrain de se rependre dans la terre.

Mais aucun son ne veut sortir, je ne peux cesser de regarder sa bouche et ses yeux, une lueur les anime. Mon cœur bat à la chamade, je peux le sentir dans ma cage thoracique. Valentin change d'expression d'un coup. Tenant toujours mes poignets contre le sol, il glisse sa tête dans le creux de mon cou.

Il m'embrasse doucement, à l'exact endroit de la première fois.

Sous le lobe de mon oreille droite.


Bonne journée/soirée !

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Re: Daloriia's Factory

le Lun 16 Mai 2016 - 19:01
J'avais commencé à lire hier soir moi. ange
Je t'avoue que j'ai du mal avec la relation Casey/Valentin, c'est trop tordu pour moi. Du coup j'ai du mal à apprécier les scènes entre eux cependant les autres, celles avec la famille Collins ou avec Simons me plaisent toujours autant.

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Re: Daloriia's Factory

le Dim 22 Mai 2016 - 18:34
Réputation du message : 100% (1 vote)
La Réponse de la Miss Catastrophe

Bon. Ça fait 3 fois que je réécris ce post. J'en ai sérieusement ma claque là donc on va aller vite.

Merci Lady, (UNE LECTRICE YEEEEEEEAH), je comprends que la relation de Casey avec Valentin te paraisse vraiment ambiguë, c'est completement voulu. En effet, j'ai pas envie de raconter une histoire toute blanche ou toute noire, jouer entre les deux aspects me plais, cependant, je ferais quelques changements, pas tout de suite par contre.

D'ailleurs, je voulais savoir si vous vouliez la suite de Casey? J'ai pas vraiment l'impression que ça plait puisse qu'il n'y presque pas de commentaire (Lady, tu es ma sauveuse).

WE COULD BE HEROES !


Bienvenue dans le monde merveilleux des Marvel et des DC Comics ! J'ai fais mon avatar et du coup, je me disais que vous montrer les photos de Aimée (une des sims de mon legacy) serait sympa ! Bon visionnage !

Aimée:










Bonne journée/soirée !

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Re: Daloriia's Factory

le Lun 23 Mai 2016 - 14:20
Malheureusement, tout les récits sont en général moins commentés que des créations d'image. Je pense que c'est à toi de voir si tu veux continuer à poster ton histoire ici ou non. Je continuerai à te lire personnellement mais je peux comprendre que cela peut être frustrant d'avoir si peu de retours sur ton travail.

J'aime beaucoup le visage d'Aimée (tu nous l'avais déjà montré ?) et j'aime aussi beaucoup les différents shoots que tu as pris d'elle. J'ai bizarrement une préférence quand même pour le plus simple, celui sur fond noir: les poses, l'ange de vue... font très bien ressortir sa beauté.

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Re: Daloriia's Factory

le Ven 27 Mai 2016 - 22:12
Je t'avais promis de lire tes textes, mais c'est vrai que ça fait assez long à lire, je verrais quand j'aurais un peu plus de temps pour m'y consacrer, désolé excuse moi Tiplou 

Sinon elle est très mignonne ta simette dans ses tenues  Smile !

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Re: Daloriia's Factory

le Dim 29 Mai 2016 - 17:42
Pour ma part, c'est surtout que lire de long texte sur le forum comme ça, ce n'est pas forcément très confortable. J'ai lu quelques uns des premiers chapitres, du coup. Et a vrai dire, j'ai pas grand chose à dire, tu as une bonne plume (quelques petites fautes traînent, mais je suis mal placé pour en faire la remarque), seulement, c'est pas trop mon style d'histoire... bah oui, tu sais, étant un grand fan de fantasy, j'aime quand c'est un peu plus épique. J'ai le sentiment que ça manque un peu d'enjeu pour l'instant, on se contente de suivre la petite vie de ton personnage, mais je me dis que ça doit changer ensuite. J'essayerais de lire la suite, quand j'aurais plus de temps.


Sinon, la demoiselle, sans avoir des proportions de visages réaliste, est tout a fait charmante. On sent que tu t'amuses à la photographier !

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Re: Daloriia's Factory

le Dim 5 Juin 2016 - 12:06
Les Réponses de la Miss Catastrophe

Lady: Je compte bien continuer, j'aime vraiment partager mes écris même si je suis déçue des premiers chapitres. En tout cas ça réchauffe mon cœur ♥. Et pour Aimée, non c'est la première fois que je la présente mais en tout cas, je suis contente qu'elle te plaise !

Flash: ENFIN ! Bon, comme c'est le Brevet, je peux pas vraiment t'en vouloir donc je te remercie ♥.

Rope: Je comprends, mon histoire est plus romantique et l'épique, je ne saurais pas vraiment le gérer comme beaucoup d'illustres auteurs ont pu le faire par le passé. Un jour peut-être ! J'écris un peu au jour le jour donc je n'ai même pas d'idée de la fin de cette histoire, on verra par la suite, en tout cas, je suis contente que ma petite simette te plaise malgré ses proportions étranges.

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Suite et Sims 4

OH IMPROBABLE ! J'ai fais des tests hier avec la nouvelle MAJ des Sims 4 du coup, je vous montre leurs visages et tenues, je ne sais pas si c'est vraiment très intéressant mais bon. On tente le coup ! Et puis, je viens à peine de finir le chapitre 10 "Entre Incompréhension et Fuite". Bon visionnage et bonne lecture (pour les plus courageux) !

Chapitre 10:
Le temps s'est arrêté, Valentin me regarde fougueusement. Il se rapproche peu à peu de mes lèvres, léchant les siennes par la même occasion. J'en ai envie, c'est clair, mais ma raison y refuse. Ce serait trop dur à gérer. Plus il se penche, plus j'ai envie de m'extirper. Une voix féminine se fait alors entendre alors que Val' me frôle.

-Casey? Dit cette personne dont je ne reconnais pas la voix.

Valentin me lâche brusquement et se lève rapidement. Il ne m'adresse plus aucun regard. Il s'éloigne de moi, se dépêchant de rejoindre le manoir. J'ai juste le temps de me retourner pour le voir entrer. Jeanne se tient à côté de la porte, les yeux écarquillées.

Je me dirige vers elle, place mon doigt sur mes lèvres.

-Ne dis rien à maman et papa, c'est un secret. Lui dis-je, lui murmurant presque.

Elle accepte et rejoins la maison sans un mot.

Je suis clouée sur place, pas moyen de bouger des escaliers de la terrasse. J'ai du mal à replacer le moment que je viens de vivre dans l'espace. Trop de choses sont arrivées d'un coup. J'ai vraiment besoin de m'éloigner et de réfléchir...

Qu'aurait dit Simons ? Que ce n'est rien ? Qu'il faut oublier ? Tout se bouscule.

Putain, Simons. Tu me manques alors que tu n'es parti que depuis hier... Tout s'enchaîne depuis ton départ, et même depuis ton annonce.

J'en ai mal au ventre tellement ça me prend la tête. J'ai beau essayé mais rien n'y fait, je pense toujours à ce malade. Et c'est encore pire maintenant.

Pourquoi a-t-il réagit comme ça?

Je savais que Valentin était tordu, mais maintenant j'en conclus qu'il est simplement fou. Il joue avec moi, en faisant des phases de "Je suis gentil" à "Je suis le plus gros connard que la Terre est jamais porté". J'en ai marre.

Mes jambes se décollent d'elles-mêmes, se dirigeant toutes seules vers l'intérieur. Je déambule dans les pièces et je débarque dans le hall avec une mauvaise humeur difficile à cacher.

-Merci Messieurs Powell, je vous souhaite un bon retour chez vous. Ma mère salue les Powell et se tourne vers moi en m'entendant arriver. Casey ! Que faisais tu dans le jardin? Ça a ruiné notre déjeuner ! Espèce de égoïste ! Elle sombre dans un mélodrame digne des meilleures tragédies grecques. Tous nos efforts ruinés par une femme qui se choque à toutes les propositions. Qu'allons-nous faire de toi?

-Bah, j'aimerai bien qu'on me fiche la paix, ce serait vraiment pas mal. Frédérick?

Frédérick déboule, ma veste et mon sac dans ses bras. Je les lui prends, lui adressant un merci plein d'allégresse.

-Au revoir maman. Je tourne les talons (et c'est le cas de me dire) puis sors, excédée.

Je crache ma colère et mon incompréhension durant tout le trajet du retour. Le chauffeur reste statique, regardant dans son rétroviseur par moment alors que je deviens de plus en plus rouge, par la chaleur et par mon énervement qui ne cesse de monter plus nous avançons sur le macadam mouillé.

Il me dépose juste en face de l'immeuble, je balance quelques billets dans le vent et cours me réfugier dans le hall.

-Mademoiselle ! Le compte n'est pas bon! Cris le chauffeur alors que je monte les marches, plus en plus vite. He ! Arrêtez !

Je me dépêche de rejoindre ma piaule, croisant les doigts pour qu'il parte.

Pourquoi ça ne fonctionne pas comme dans les films? Normalement, tu lâches une somme d'argent et c'est directement le bon montant. Peut-être parce que nous ne sommes pas dans un film, Casey.

Dos contre la porte, je glisse jusqu'au sol lamentablement. Je passe rageusement mes doigts sur mes paupières, étalant le plus de maquillage possible sur mes joues. La colère fait place à des pleurs, plus sonores les uns que les autres. Pourquoi? Je ne comprends pas vraiment. Je deviens sûrement bipolaire. Comme Valentin.

Rien que de prononcer son prénom me donne des nausées. Je jette mes talons sur le sol, les laissant gisés n'importe où.

Quel dimanche de merde.

-*-

J'ai passé toute la fin de mon dimanche dans mon lit, secouée par mes sanglots qui se sont calmés au bout de quelques heures. Puis Morphée s'est montré et m'a fait plongé dans un de ces mauvais sommeils, celui qui vous réveille pour un cauchemar. J'en ai fais plusieurs, c'est vrai, et à chaque fois c'était les visages de ma mère et Val' qui s'affichaient.

Les rêves démarraient bien pourtant. Je passais un bon moment puis ma mère me hurlait dessus et Val' se foutait de moi. L'inverse marche aussi. Plus de Simons pour parler en pleine nuit, me calmer de mes mauvais rêves...

Je suis appuyée contre ma fenêtre, limite assise dessus. Le soleil pointe doucement sur Greenpoint, New York City se lève même si elle n'est jamais vraiment endormie. Les rues deviennent énergiques, les premiers travailleurs sortent. Il est sûrement 6h, je me suis levée aux aurores. Ma tasse de café dans la main, je deviens spectatrice et non actrice de la vie. Les voisins se lèvent eux aussi, je les entends se hurler dessus, de si bonne heure. Une énième tromperie de monsieur peut-être ? Je m'y suis prise au jeu il y a quelques mois de cela, quand je déménageais de chez mes parents. Un petit appartement mal fréquenté et sale, sans prétention. Ce que je voulais à l'époque.

Simons avait déjà emménagé dans son immeuble, non loin d'ici. Je voulais être prêt de lui. Je devais en pincer grave pour lui en fait. On se retrouvait à l'Historia les premiers soirs où j'avais atterri ici. Le patron m'avait repéré, me promettant un poste stable au sein du bar. Comme vous le savez, j'ai accepté même si le salaire ne payait pas de mine. Mais rapidement, le prix de location à augmenter, ne me permettant pas de rester chez moi avec uniquement un seul salaire qui n'était que du temps partiel. Je me suis mise à fréquenter l'Émérite qui est rapidement devenu ma seconde maison. L'atmosphère que le lieu dégageait me donnait, et me donne toujours, l'impression d'être chez moi, dans mon cocon.  
Et puis un certain temps plus tard, l'ancien barman a été renvoyé et j'ai sauté sur l'occasion. En faisant des heures supplémentaires, je peux m'approprier la scène quand je veux, après la fermeture. C'est clair que j'en profite, avoir un espace avec autant de charme pour soi-même, c'est le pied.

Mais maintenant, tout à changer, aller sur la scène de l'Émérite me fait un peu peur. L'Historia n'est plus qu'un moyen de payer les factures. Même ma piaule me rappelle quelques souvenirs désastreux.

Ma tasse se refroidit dans mes mains, les 3/4 ont disparu, aspirés. Je me lève, posant le récipient négligemment dans l'évier. Les joints de celui-ci sont blindés de calcaire, l'eau s'écoule irrégulièrement. C'est dans une position improbable que je me retrouve, à quatre pattes par terre, à tout tenter pour le réparer.

En tournant un des éléments de la tuyauterie, je me retrouve expulsée, propulsée par l'eau qui s'échappe du trou. Je suis finalement bien réveillée par le jet d'eau gelé qui s'abat sur moi. Je suis trempée de la tête au pied, plus rien n'est épargné. Défaitiste, je m'éloigne de la scène de crime, attrapant mon téléphone et le papier des renseignements. Le numéro du réparateur est inscrit dessus. Je le compose et quelques sonneries se font entendre.

-Entreprise Milton, bonjour ! Que puis-je faire pour vous ? Résonne une voix masculine.

-Mon évier vient de péter. J'ai besoin d'un réparateur dans l'urgence...

J'ai un peu honte honnêtement. L'homme clôture la conversation avec les informations de localisation et d'autres choses indispensables. Cependant il me demande de couper l'eau pour ne pas faire plus de dégâts dans le reste de mon studio.

Je raccroche, toujours trempée, coupe ce qu'il me demande et rejoins ma chambre, histoire de me sécher et de revêtir des vêtements secs. Juste le temps de ranger mes talons qui traînaient lamentablement sur le sol, voilà que la sonnette sonne.

J'ouvre la porte pour laisser entrer le plombier.

-Maxim? Mais qu'est-ce que tu fous là ? Je m'imagine avec les yeux plus gros que deux soucoupes.

-Casey ? C'était toi l'urgence ? Lui aussi semble surpris.

-Ah oui... Je n'avais pas précisé mon prénom au téléphone... Mais pourquoi tu es là? Je croise les bras, examinant Maxim de la tête aux pieds.

-L'entreprise Milton est celle de mes parents, j'aide mon père quand il n'y a pas assez de main-d'œuvre. Il m'a inculqué les bases de la plomberie. Il veut absolument que je reprenne l'entreprise familiale. Il pose sa boîte à outils sur le sol, sa main est rouge à cause du poids de celle-ci.

Voyant ses doigts, je me sens un peu coupable de l'avoir fait venir ici si tôt. Maxim effectue sa besogne sans broncher et avec une facilité déconcertante. Il est vraiment très doué... Je l'observe s'activer sous l'évier.

-Retournes à tes activités, j'en ai encore pour quelques temps, Casey. Dis Maxim qui doit sentir mon regard. Je suis sérieux, c'est pas nécessaire de regarder.

-Si monsieur le réparateur a besoin d'être tranquille alors je sors de la pièce, je reviens.

Il est peut-être 7h30. Doucement, une petite idée émerge...

-*-

A mon retour, Maxim est assis sur une des chaises et joue avec son portable. En m'entendant, le jeune homme lève les yeux et affiche un petit sourire charmeur. Dans ma main, un petit sac en plastique se balance de gauche à droite.

-Petit déjeuner ! J'ai pensé que tu n'avais rien mangé du coup, j'agite le sac, voilà de quoi se restaurer !

Maxim se frotte les mains, un sourire de trois kilomètres scotché sur son visage.

-Et moi qui avais faim, tu penses à tout Casey ! Je pose la nourriture sur la table, justement sous son nez.

-Mais avant de manger, j'ai une petite question. Combien je te dois? Je sors mon portefeuille pour y prendre quelques billets un peu froissés.

Il pose sa main pour stopper mon geste et se tourne vers les produits qui se sont étalés sur la table en peu de temps.

-C'est gratuit pour les amis et ceux qui ramènent de quoi manger, il prend un morceau de pain et le porte à sa bouche, dépêches toi, je vais tout engloutir si tu ne fais rien !

Je finis la matinée avec Maxim à mes côtés, nous nous sommes assis sur le vieux canapé ou par terre la plupart du temps. Nous rigolons ensemble à nos blagues pourries, sans que les voisins viennent nous déranger, malgré notre volume sonore très élevé.

Un sonnerie retentit alors. Nous sortons au même moment nos téléphones respectifs, pris d'un petit fou-rire qui s'arrête dès que Maxim décroche. Son expression joyeuse se transforme peu à peu en incompréhension. Plus personne ne rit, Maxim hoche la tête ou acquiesce avec des "hum, hum".

-Si elle est avec moi. Pourquoi tu veux savoir? Il se lève rapidement, attrape sa veste et l'enfile. Le jeune homme éloigne son téléphone de son oreille. Je suis désolé Casey, mais je dois y aller, urgence non négligeable... Il prend sa caisse à outils et sort avec un "Salut".

Je me retrouve seule, me relevant doucement et m'appuie sur la fenêtre pour voir Maxim sortir du bâtiment. Quand il est enfin dehors, ce dernier lève la tête vers moi et me salue d'un geste de la main. Il monte dans la camionnette avec le logo de l'entreprise de son père et démarre, le téléphone toujours collé à son visage.

Je l'observe s'éloigner, les jointures de mes doigts blanchis par ma force que j'exerce sur le rebord en fer de ma fenêtre. A mon tour, je m'écarte de ce rebord et retourne m'installer sur le sofa, vêtue d'une expression intense de tristesse et d’incompréhension. Qui pouvait bien être la personne qui a perturbée ce bon moment ?

Mon IPhone vibre alors dans ma poche, j'en suis limite surprise. Je regarde l'écran quand le prénom de Simons s'affiche. Je vais enfin pouvoir souffler.

-Hi darling ! Dit Simons, avec la petite déformation de voix. Ça va?

-Salut le londonien ! Bof, j'ai connu mieux on va dire... Je traîne comme une loque dans mon canapé là... Il est environ 11h ici. Et toi, c'est comment Londres?

-C'est juste génial, je suis bien arrivé et figures toi qu'il faisait beau ! Maintenant, je cherche un appart' convenable mais j'ai eu mon rendez-vous avec la boite que j'avais repéré et j'ai été pris ! Bref, tout va bien de mon côté. Racontes-moi ce qui c'est passé du coup Casey. Je sens que ça va pas bien du tout. Son ton change radicalement, comme s'il était anxieux. Parles moi.

Je passe un temps infini à lui parler de mes émotions, de mes questions et de mon dîner familial. Cette fois, je exclus rien.

-Casey... C'est parfois si compliqué la vie... Dis Simons à la fin de ma tirade sans fin.

En effet. La vie n'est pas un long fleuve tranquille. Définitivement pas.


Sims 4:


Mary



Clary

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Re: Daloriia's Factory

le Lun 6 Juin 2016 - 18:24
J'ai bien aimé ce chapitre je dois même dire que je l'ai préféré au précèdent vu que comme tu le sais je ne puis pas une grande fan de Valentin.

Pour les deux simsettes, j'ai une préférence pour Mary, les traits de Clary me semblent plus classiques.

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Re: Daloriia's Factory

le Ven 10 Juin 2016 - 22:17
Tes créations sont magnifiques tes textes aussi. Tu as du talent ! C'est juste waw dans son intégralité. Bien entendu je n'ai pas lu les cinq pages. J'ai survolée en majorité mais tout ce que j'ai vu était très très joli !
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Re: Daloriia's Factory

le Lun 4 Juil 2016 - 23:18
La Réponse de la Miss Catastrophe

Merci les filles, ça donne du baume au cœur ! (je fais court, il est tard et je suis très fatiguée, l’insomnie de dimanche laisse des traces)

Prise de vue


Aujourd'hui, je me pointe pour vous montrer les photos sims 3 et sims 4 que j'ai pu prendre ces derniers temps. Aussi, je vous montre l'avancement de mon legacy qui devient de plus en plus gros ! Bref, bon visionnage !

Sims 3:

Sims 4:

Bonne journée/soirée !

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Re: Daloriia's Factory

le Mar 5 Juil 2016 - 14:48
Réputation du message : 100% (1 vote)
Tes images de paysages sont vraiment très belles, ça donne envie de voyager (loin de ce temps pourri).

Les deux mistinguettes de ton legacy sont tellement MIGNONNES. Et puis les photos que tu prends d'elles les rendent encore plus adorables. Et la puberté leur a fait encore plus de bien... sourcil2

J'aime bien aussi la dernière demoiselle que tu nous présentes en Sims 4 cette fois, je trouve qu'on sent bien ta patte, j'aurai juste aimé la voir hors CAS.

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Re: Daloriia's Factory

le Mar 5 Juil 2016 - 18:15
Réputation du message : 100% (1 vote)


Très jolie !
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Re: Daloriia's Factory

le Mer 6 Juil 2016 - 15:23
Merci les filles !

Les petites sont encore des enfants mais je sais qu'elles deviennent canons en vieillissant, je vous montrerais quand j’y serai mais du coup, j'ai oublié le lien pour accéder à l'arbre généalogique en entier et j'ai repris des photos Sims 4 hier, mais il y en avait une que je voulais absolument mettre ici puis que c'est mon nouveau fond d'écran que j'avais pas changé depuis avril.

Bref, voilà !

Lien: http://www.familyecho.com/?p=PW038&c=166297ok5h8&f=117067384191976152



Et puis mon tumblr que j'ai un peu relooker !

Tumblr: http://daloriia.tumblr.com/


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